Ce qu’il faut retenir
Les leaders du Club 2002-Pur, rejoints par d’autres composantes de la majorité présidentielle, se sont réunis à Brazzaville le 28 décembre pour réaffirmer leur soutien à la candidature de Denis Sassou Nguesso à l’élection de mars 2026, dans un contexte jugé décisif.
Ils entendent bâtir une campagne unitaire, axée sur la stabilité, la continuité des réformes et l’accélération de l’industrialisation, estimant que le chef de l’État incarne « un vecteur de paix » pour le Congo et la sous-région.
Mobilisation à Brazzaville
Devant le plénum du 6ᵉ congrès ordinaire du Parti congolais du travail, le secrétaire général du Club 2002, Juste Désiré Mondélé, a salué « la haute portée historique » d’une session tenue douze semaines avant le scrutin présidentiel de mars 2026.
Pour le responsable, l’objectif immédiat consiste à harmoniser les messages, calibrer la logistique électorale et sécuriser l’ensemble des bastions urbains et ruraux où la majorité a enregistré, en 2021, des scores supérieurs à 60 %.
Des comités de veille, composés de cadres, jeunes volontaires et personnalités religieuses, seront déployés dans les 12 départements afin de recueillir les préoccupations locales et de remonter chaque semaine un tableau synthétique au comité stratégique installé à Mpila.
Argumentaire autour du leadership
Juste Désiré Mondélé décrit Denis Sassou Nguesso comme « le candidat naturel », rappelant son rôle dans l’accord de paix de 1999, la relance des chantiers d’infrastructures et l’intégration sous-régionale via la CEMAC et la Zone de libre-échange continentale.
Les partisans soulignent la consolidation progressive de l’industrialisation, avec des complexes métallurgiques à Maloukou et dans la Sangha, ainsi que l’électrification de plus de 1 500 localités depuis 2016, actions présentées comme des jalons pour une croissance inclusive.
Sur le front diplomatique, la médiation congolaise dans les crises tchadienne et centrafricaine est citée comme gage de crédibilité, un argument destiné aux partenaires internationaux et aux investisseurs institutionnels en quête de stabilité dans le bassin du Congo.
Dans les cercles économiques, plusieurs banques locales évoquent une trajectoire de dette mieux maîtrisée depuis l’accord avec le FMI de 2019, facteur qui, selon les organisateurs, renforce la carte de visite du président sortant auprès des marchés.
Priorités sociales et gouvernance
Au-delà de la rhétorique électorale, le Club 2002 veut inscrire la campagne sous le signe d’un « contrat social raffermi ». Les chantiers prioritaires incluent la formation professionnelle, la santé de proximité et l’entrepreneuriat jeunesse, portés par un fonds d’impulsion de 50 milliards de francs CFA.
Les organisateurs insistent également sur la lutte contre la vie chère. Une task-force interministérielle suivra, disent-ils, la chaîne d’importation des denrées stratégiques afin d’endiguer les surcoûts logistiques qui pèsent sur le panier de la ménagère à Pointe-Noire comme à Ouesso.
Sur la gouvernance, M. Mondélé plaide pour une administration davantage numérisée. Il rappelle l’ouverture de 30 centres d’identification biométrique et promet de généraliser la plateforme e-impôt, visant à accroître les recettes non pétrolières sans créer de nouvelles taxes.
Au plan juridique, le secrétariat du PCT affirme que le cadre légal électoral révisé en 2022 garantit transparence et équité, mentionnant la présence prévue de 2 000 observateurs nationaux et régionaux, dont ceux de la CEEAC.
Scénarios et après ?
Les stratèges de la majorité anticipent un taux de participation supérieur à 75 % si les opérations d’enrôlement atteignent l’objectif de quatre millions d’électeurs, contre trois millions en 2021. Cette dynamique dépendra toutefois du déploiement effectif des kits biométriques promis.
En cas de victoire dès le premier tour, la coalition projette un remaniement technique pour resserrer l’exécutif autour d’un noyau orienté vers l’émergence 2030. Les ministères sectoriels seraient dotés d’indicateurs trimestriels évalués publiquement.
Si un second tour devait toutefois s’imposer, les équipes entendent accentuer la pédagogie économique et multiplier les visites terrain, misant sur l’appui des autorités locales et des parlementaires pour rallier les indécis.
Les promoteurs de la candidature rappellent que « l’essentiel reste la paix ». Ils promettent que la campagne restera respectueuse des adversaires, dans l’esprit de la Charte de bonne conduite signée par les formations politiques en juillet 2025.
