Close Menu
    Derniers Articles

    Concours chinois à Brazzaville : la lauréate révélée

    CAN 2025 : Sénégal et Maroc en demi-finales

    Présidentielle en Centrafrique : Dologuélé conteste

    Facebook YouTube X (Twitter) TikTok
    centrafrique.news
    • Accueil
    • Politique
    • Économie
    • Éducation
    • Environnement
    • Santé
    • Culture
    • Sport
    Facebook YouTube RSS X (Twitter) TikTok
    centrafrique.news
    • Accueil
    • Politique
    • Économie
    • Éducation
    • Environnement
    • Santé
    • Culture
    • Sport
    Politique

    Aide nordique : le grand écart qui bouscule l’Afrique

    De Dieudonné Zingoumbadécembre 13, 20255 Mins de Lecture
    Partagez Facebook Twitter Pinterest Copy Link Telegram LinkedIn Tumblr Email
    Partagez
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Ce qu’il faut retenir

    La Suède réduit drastiquement son aide bilatérale à quatre États africains afin de libérer 10 milliards de couronnes pour soutenir l’Ukraine, tandis que la Norvège augmente sa contribution au fonds d’urgence des Nations unies.

    Derrière cet écart nordique, des conséquences concrètes : fermeture d’ambassades suédoises au Liberia et au Zimbabwe, pressions budgétaires accrues pour les programmes de développement, mais opportunités élargies pour les opérations humanitaires du CERF au Soudan, en RDC et au Tchad.

    Contexte : l’aide nordique en Afrique

    La coopération suédoise s’était structurée dès les années 1970 autour du soutien aux services sociaux de base, avec un accent particulier sur la santé communautaire et l’agriculture ; elle représentait encore 2,3 % de l’Aide publique au développement africaine en 2020.

    La Norvège, forte de ses revenus pétroliers, s’est quant à elle distinguée par des contributions multilatérales élevées, préférant souvent renforcer les fonds onusiens plutôt que des projets bilatéraux, un choix justifié par la recherche d’efficacité et de neutralité.

    Priorités redessinées à Stockholm

    Le 8 décembre, Stockholm annonce la fin progressive de ses partenariats long terme avec le Zimbabwe, la Tanzanie, le Mozambique et le Liberia, ainsi que la fermeture prochaine des chancelleries concernées, signe d’un recentrage diplomatique assumé vers le théâtre européen.

    « Nous sommes à un tournant historique pour l’Europe ; pour accroître le soutien à l’Ukraine, nous devons prendre des décisions de priorité difficiles », déclare Benjamin Dousa, ministre suédois de la coopération internationale et du commerce extérieur.

    Oslo mise sur le multilatéral

    À Oslo, l’heure est à l’augmentation : le 2 décembre, le gouvernement promet 470 millions de couronnes au CERF pour 2025-2026, confirmant sa confiance dans ce mécanisme flexible dédié aux crises négligées et aux catastrophes faiblement médiatisées.

    « Le CERF est l’un des outils les plus importants pour acheminer rapidement une aide vitale à ceux qui en ont le plus besoin », martèle Åsmund Aukrust, ministre norvégien du Développement, soulignant un engagement nordique distinct, davantage humanitaire que géopolitique.

    Quels pays gagnent, quels pays perdent ?

    Pour le Liberia, la Tanzanie, le Mozambique et le Zimbabwe, la décision suédoise signifie une baisse attendue des flux financiers et un accompagnement institutionnel amoindri, au moment où plusieurs projets d’infrastructures locales comptaient sur l’expertise scandinave.

    À l’inverse, les pays classés en crise aiguë par l’ONU pourraient voir arriver plus tôt des fonds additionnels ; en 2025, le Soudan, la RDC et le Tchad figuraient déjà parmi les principaux bénéficiaires des décaissements CERF, rappelle le communiqué norvégien.

    L’écart de trajectoire entre Stockholm et Oslo montre que les financements internationaux se réorganisent suivant des priorités parfois concurrentes ; les partenaires africains doivent donc anticiper des calendriers et des procédures différentes selon qu’ils sollicitent un bailleur ou l’autre.

    Signal diplomatique et perception sur le terrain

    La fermeture annoncée des ambassades suédoises laisse craindre une moindre présence politique, source d’inquiétude pour les acteurs locaux qui s’appuyaient sur ces chancelleries pour dialoguer avec les donateurs et faciliter les études de faisabilité.

    Du côté norvégien, l’accent mis sur un fonds multilatéral minimise la visibilité bilatérale, mais augmente la rapidité de déploiement ; sur le terrain, les ONG saluent souvent cette flexibilité, surtout lors de déplacements internes difficiles comme en Ituri ou au Darfour.

    Le point éco : 1,1 milliard $ redirigés

    La manne libérée par la Suède atteint environ 1,1 milliard de dollars pour 2026 ; elle sera redirigée vers l’assistance macrofinancière et militaire à Kiev, illustrant la tension croissante entre solidarité européenne et engagements Sud-Sud plus anciens.

    La Norvège engage pour sa part près de 47 millions de dollars supplémentaires, somme modeste au regard de ses excédents gaziers mais jugée stratégique car entièrement flexible ; elle peut être engagée en quelques heures sur décision du bureau CERF.

    Scénarios pour 2025-2026

    Si la trajectoire suédoise se poursuit, d’autres coupes ciblées ne sont pas exclues, notamment dans l’éducation et la gouvernance locale, deux secteurs traditionnellement financés depuis Stockholm ; les ONG anticipent déjà une recomposition de leurs plans pluriannuels.

    À l’inverse, l’enveloppe norvégienne pourrait susciter un effet de levier si d’autres bailleurs européens rejoignent la dynamique multilatérale ; plusieurs capitales testent actuellement des contributions groupées au CERF afin de réduire les coûts de transaction.

    Dans les couloirs de l’Union africaine, plusieurs diplomates estiment que la recomposition actuelle pourrait servir d’argument pour relancer le plaidoyer en faveur d’une contribution africaine accrue aux fonds d’urgence, histoire de ne plus dépendre exclusivement des dynamiques du Nord.

    Et après ? Les marges d’action africaines

    Pour Brazzaville et d’autres capitales d’Afrique centrale, ces évolutions sont scrutées avec pragmatisme ; les gouvernements entendent diversifier leurs partenaires tout en veillant à ce que l’aide humanitaire ne se substitue pas aux financements de développement à long terme.

    En parallèle, les acteurs privés et la diaspora sont encouragés à compléter les manques, notamment via des fonds d’impact et des garanties de marché ; cette mobilité de capitaux constitue une piste pour réduire la volatilité des décisions politiques étrangères.

    À court terme, une veille renforcée sur la publication des budgets 2025 des bailleurs permettra aux gouvernements, ONG et entreprises de mieux calibrer leurs dossiers de financement et d’éviter les mauvaises surprises liées au réajustement des priorités internationales.

    Aide humanitaire CERF Norvège Suède Ukraine
    Partagez Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email Copy Link
    Article PrécédentGrands Lacs : vers l’embrasement régional ?
    Prochain Article Mystères et enjeux derrière la candidature Dimba

    Articles similaires

    Présidentielle en Centrafrique : Dologuélé conteste

    janvier 10, 2026

    2026 au Congo: Françoise Joly, l’atout diplomatique

    janvier 9, 2026

    Maroc-RCA: le message royal qui accélère l’axe

    janvier 8, 2026
    Publicité
    Derniers Articles

    Concours chinois à Brazzaville : la lauréate révélée

    CAN 2025 : Sénégal et Maroc en demi-finales

    Présidentielle en Centrafrique : Dologuélé conteste

    2026 au Congo: Françoise Joly, l’atout diplomatique

    Facebook YouTube X (Twitter) TikTok RSS

    Actualités

    • Politique
    • Économie
    • Éducation
    • Environnement
    • Santé
    • Culture
    • Sport

    Actualités

    • Qui Sommes-Nous ?
    • Code d'Éthique
    • Demande de Correction
    • Publicité
    • Contact

    Articles Récents

    Concours chinois à Brazzaville : la lauréate révélée
    CAN 2025 : Sénégal et Maroc en demi-finales
    Présidentielle en Centrafrique : Dologuélé conteste

    Articles les plus lus

    À Mpita, les notes d’espoir des enfants vulnérables séduisent Pointe-Noire
    Taxe mobile money : dilemme national au Sénégal
    Lissolo 2.0: le plateau congolais qui fait école

    Centrafrique News 2025 – Tous Droits réservés.

    • Données Personnelles
    • Conditions Générales d'Utilisation
    • Accessibilité
    • Cookies

    Tapez vos mots clés et séléctionnez Entrée pour lancer la recherche. Appuyez Esc pour annuler.