Brazzaville : une finale culturelle à la BSCA Bank
La finale de la Coupe Banque sino-congolaise pour l’Afrique (BSCA Bank), dédiée au Concours de la chanson chinoise, s’est tenue le 9 janvier dans la salle de conférence de la banque à Brazzaville. L’événement était co-parrainé par l’Institut Confucius de l’université Marien-Ngouabi.
Le concours s’adresse à une jeunesse congolaise attirée par la langue et la culture chinoises. Dans la salle, l’ambiance est restée à la fois studieuse et festive, portée par l’idée d’un pont culturel entre publics congolais et partenaires chinois présents au Congo.
Contexte des échanges Chine–Afrique mis en avant
Le cadre général a été rappelé à partir d’une séquence tenue le 8 janvier au siège de l’Union africaine, à Addis-Abeba, en Éthiopie, lors du lancement de l’année des échanges entre peuples chinois et africains. Les participants y ont appelé à approfondir le dialogue entre civilisations.
C’est dans cet esprit que la BSCA Bank, en partenariat avec l’Institut Confucius, a installé ce concours dans un registre de diplomatie culturelle. L’idée n’est pas seulement de récompenser une performance scénique, mais aussi d’encourager l’apprentissage et la curiosité linguistique.
Dix candidats congolais, deux passages et un verdict
Dix candidats issus de différents établissements d’enseignement de la langue et de la culture chinoises étaient en lice. Il s’agit de Dzounou Dianzenza, Quetsia Apandaba, Benie Dianzenza, Bénie Danielle Okandza, Sayluis Saya, Rodhe-Victoire Mpio-Mami, Anicia Juliana Watinot, Edna Benie Bahondakio, Alchanni Elitche Nkala Nguila et Innonçant Ndoba Ikangalat.
La compétition s’est déroulée en deux passages, avec des prestations jugées brillantes par les observateurs présents. Le format a permis d’évaluer la constance, l’aisance scénique et la maîtrise de la langue, tout en laissant au public le temps de mesurer la progression entre les deux tours.
Un jury mixte et une lauréate : Quetsia Apandaba
Le jury comptait six membres, dont quatre Chinois et deux Congolais, et était présidé par Mme Jing. À l’issue des passages, le verdict a désigné Mlle Quetsia Apandaba, finaliste de l’Institut Confucius, comme vainqueure du concours.
Très émue après l’annonce, Quetsia Apandaba a dit sa joie d’avoir remporté cette compétition. Les autres candidats n’ont pas été oubliés : ils ont reçu divers cadeaux, signe d’un concours conçu aussi comme une expérience de valorisation et de motivation.
Institut Confucius : un concours aligné sur sa mission
Du côté de l’Institut Confucius, le directeur congolais, Antoine Ngakosso, a salué l’initiative et son adéquation avec les objectifs de l’institution. « L’initiative est très bonne, car elle cadre bien avec les missions de l’Institut Confucius qui sont la promotion de la langue et de la culture chinoises en République du Congo », a-t-il déclaré.
Dans la salle, ce positionnement a été entendu comme un rappel : la culture se diffuse aussi par des formats accessibles, où la scène, l’émotion et l’apprentissage se rejoignent. Pour les candidats, la prestation devient une manière concrète de donner corps à leurs cours.
Présences officielles et signal envoyé aux partenaires
La finale s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités chinoises en poste au Congo. Étaient notamment présents des responsables de la BSCA Bank, des représentants de sociétés chinoises implantées dans le pays, ainsi que des responsables de l’Institut Confucius.
Le directeur chinois de l’Institut Confucius de l’université Marien-Ngouabi, Zhou Zhimin, a également assisté à la cérémonie. Sa présence, aux côtés des acteurs économiques et éducatifs, a renforcé l’idée d’un événement à la croisée de la culture, de la formation et des partenariats.
Et après ? Une dynamique à consolider par la jeunesse
Pour les organisateurs, la soirée du 9 janvier a confirmé l’existence d’un vivier de jeunes capables de porter des initiatives culturelles exigeantes. La formule du concours donne une visibilité aux apprenants, tout en installant un rendez-vous qui associe langue, performance et reconnaissance publique.
Dans un contexte où les échanges culturels sont souvent évoqués de manière abstraite, ce type de scène rend le dialogue plus concret. À Brazzaville, le message principal reste simple : apprendre une langue, c’est aussi apprendre à se comprendre, et à se rencontrer.
