Ce qu’il faut retenir sur la formation à Brazzaville
À Brazzaville, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault, a lancé le 20 janvier un atelier dédié aux mécanismes innovants de financement de la biodiversité. Cinquante acteurs nationaux sont concernés par cette montée en compétences.
Mécanismes innovants : certificats biodiversité et PSE
La formation porte sur la « faisabilité, méthode et outils pour le développement de projets de certificat biodiversité et de paiement pour services environnementaux ». L’objectif est d’aider les participants à mieux maîtriser ces dispositifs, de l’idée initiale jusqu’à l’évaluation critique des projets.
Selon la directrice nationale du WWF Congo, Carine Zélo Abibi, l’atelier doit permettre « de comprendre les fondamentaux théoriques », d’examiner des cas pratiques et d’apprécier les échelles territoriale, nationale et régionale. Il s’agit aussi de formuler des propositions concrètes pour consolider les projets en cours ou à venir.
Partenariat WWF, ministère et AFD : une dynamique coordonnée
L’atelier est organisé par le Fonds mondial pour la nature (WWF) en partenariat avec le ministère en charge de l’environnement, l’Agence française de développement (AFD) et d’autres partenaires. Le format retenu met l’accent sur l’apprentissage opérationnel et la recherche de solutions adaptées au contexte congolais.
Carine Zélo Abibi a réaffirmé l’engagement du WWF à contribuer à la mobilisation de financements. « Le WWF est pleinement conscient du besoin constant de renforcement des capacités » sur ces mécanismes, a-t-elle indiqué, en évoquant la recherche d’opportunités et de ressources pour soutenir durablement cet effort.
Deux sessions pour renforcer les capacités des acteurs Biodev 2030
Les travaux sont répartis en deux sessions, du 21 au 23 pour la première, puis du 26 au 28 pour la seconde. Pour la ministre Arlette Soudan-Nonault, ce découpage doit permettre aux participants « de comprendre en profondeur les tenants et aboutissants » des projets de PSE et de certificats biodiversité.
La ministre a précisé la finalité de l’exercice : « renforcer les capacités des acteurs du projet Biodev 2030 » sur ces outils, afin qu’ils disposent d’informations et de compétences utiles à la conception, à la mise en place, mais aussi à la « critique objective » de projets pilotes.
Territoire ETIC : un terrain choisi pour des projets pilotes
Un point clé de la formation concerne la préparation de projets pilotes, « en particulier dans le territoire ETIC », indiqué comme site sélectionné par le projet Biodev 2030 pour accueillir ces expérimentations. L’atelier vise donc à rendre les acteurs plus à l’aise avec les exigences techniques et méthodologiques.
Le choix d’un territoire pilote implique de savoir articuler les objectifs de biodiversité, les instruments financiers et l’échelle d’action. Les échanges attendus, entre théorie et cas pratiques, doivent aider à calibrer des projets réalistes, suivables et discutables par les parties prenantes.
Contexte : Biodev 2030 au Congo et dans 15 pays
Biodev 2030 a été officiellement lancé en 2021 en République du Congo. Selon les informations partagées lors de l’atelier, le projet prévoit aussi d’accompagner les acteurs impliqués dans les mécanismes de financements innovants pour la biodiversité.
Le projet s’exécute actuellement dans quinze pays. Ce cadre donne une dimension comparative aux échanges, tout en laissant aux équipes nationales le soin d’adapter méthodes et outils aux réalités locales, notamment en matière de préparation de projets et de renforcement des capacités.
Le point éco : transformer une idée en financement biodiversité
Au cœur de la démarche, il y a un enjeu de crédibilité et de structuration. Comprendre la faisabilité, se doter d’outils et savoir documenter des cas pratiques permet de rendre un projet plus lisible, donc plus susceptible d’attirer des ressources dédiées à la biodiversité.
L’atelier met aussi en lumière un besoin de langage commun entre acteurs publics, société civile et partenaires. En renforçant les compétences, l’objectif affiché est de faciliter la conception de projets pilotes mieux argumentés, et capables d’être évalués sur des bases partagées.
Scénarios : ce que ces sessions peuvent débloquer
Premier scénario, les participants repartent avec une compréhension homogène des PSE et des certificats biodiversité, ce qui accélère l’émergence de projets pilotes plus solides. Le territoire ETIC servirait alors de laboratoire, en capitalisant sur les retours d’expérience.
Deuxième scénario, l’atelier sert surtout à clarifier les conditions de réussite et les limites, ce qui évite des montages fragiles. Dans les deux cas, la logique reste la même : apprendre à formuler des propositions concrètes, puis les confronter aux exigences de mise en œuvre.
Et après ? Vers un continuum formation–projets pilotes
À l’issue des deux sessions, l’enjeu sera de prolonger l’effort par un accompagnement des acteurs engagés dans Biodev 2030, comme annoncé. La mobilisation de fonds, évoquée par le WWF Congo, restera un pivot pour inscrire ces mécanismes dans la durée.
Côté ministère, l’accent mis sur la conception et l’évaluation critique des projets suggère une volonté de professionnaliser l’écosystème. Pour les participants, la prochaine étape sera de traduire les acquis en initiatives opérationnelles, en particulier autour des projets pilotes attendus sur ETIC.
Cartes, graphiques et photos : les éléments à suivre
Une carte du territoire ETIC et des zones d’intervention envisagées aiderait à visualiser l’échelle des projets pilotes, une fois les périmètres précisés. Un graphique simple sur le calendrier des sessions et les livrables attendus clarifierait également la progression de la formation.
Une photo légendée de l’ouverture de l’atelier à Brazzaville, avec la ministre Arlette Soudan-Nonault et les partenaires, illustrerait la dynamique de coopération. Les légendes devraient rappeler le thème de la formation et le cadre Biodev 2030.
