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    Handicap & droits: Lamuka secoue Pointe-Noire

    De Dieudonné Zingoumbajanvier 5, 20265 Mins de Lecture
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    Ce qu’il faut retenir

    Présenté à la coordination départementale des organisations de la société civile de Pointe-Noire-Kouilou, le Collectif Lamuka veut changer la donne pour les femmes vivant avec handicap, encore trop souvent invisibles. Son bureau, installé le 30 décembre 2025, promet une approche inclusive et participative.

    Autonomie économique, lutte contre les violences basées sur le genre, accès à l’éducation et à la santé sexuelle, plaidoyer médiatique : le programme 2025-2026, baptisé Tchicol Ti Buzimbu, détaille une feuille de route structurée qui fait écho aux priorités des autorités congolaises et des bailleurs.

    Contexte national de l’inclusion

    Depuis la ratification par Brazzaville de la Convention relative aux droits des personnes handicapées, plusieurs textes d’application ont vu le jour. Pourtant, sur le terrain, les bénéficiaires pointent des difficultés d’accès à l’information, aux financements et aux services adaptés, surtout en zone périurbaine.

    Le ministère des Affaires sociales a, ces dernières années, accentué la mise en place de guichets uniques et de cartes biométriques d’assistance. Cependant, faute de relais locaux structurés, la diffusion reste lente. C’est dans cette brèche que Lamuka, littéralement “réveille-toi”, veut s’engouffrer.

    Naissance et vision de Lamuka

    La coordinatrice départementale, Pouliguen Maya, rappelle que le collectif est né d’un “constat douloureux mais réel” : des femmes privées de parole croulent sous la double stigmatisation du genre et du handicap. D’où la devise Solidarité, Justice, Développement, qui balise l’action et le discours.

    Épaulée par Léopold Ngoulou, secrétaire général, la coordinatrice mise sur une gouvernance horizontale : chaque adhérente devient potentiellement formatrice auprès d’un cercle de pairs. Cette démarche s’inspire des coopératives féminines rurales, dont l’efficacité a déjà été documentée par la Banque africaine de développement.

    Le collectif revendique déjà une cinquantaine de membres actives réparties entre les arrondissements de Loandjili, Mongo-Mpoukou et Tié-Tié. Les sessions hebdomadaires d’écoute, organisées dans des salles prêtées par la mairie de Pointe-Noire, offrent un premier espace sécurisé de prise de parole.

    Focus sur le programme Tchicol Ti Buzimbu

    Le projet-clé pour 2025-2026 cible trois villes : Pointe-Noire, Dolisie et Nkayi. Il prévoit la réhabilitation de deux centres d’apprentissage, l’attribution de micro-bourses à cent jeunes filles et la création d’un numéro vert dédié aux violences, opéré en partenariat avec l’Agence de régulation des postes.

    Un module spécifique traitera de l’éducation financière inclusive : comment ouvrir un compte, accéder aux services mobiles et négocier un micro-crédit. Selon Djaf Biboka, secrétaire aux finances, la première cohorte devra “transformer chaque franc en levier d’indépendance, pas en coup d’aubaine ponctuel”.

    Pour la phase santé, Lamuka bénéficie de l’appui de l’antenne locale du Fonds des Nations unies pour la population. Des kits de sensibilisation en braille et en langue des signes seront distribués, tandis qu’une série d’émissions radio en langues vernaculaires vulgarisera les mythes sur la contraception.

    Le point juridique/éco : droits et financements

    Le Congo dispose d’une loi portant protection des personnes handicapées, adoptée en 2018, mais son décret d’application relatif aux quotas d’emploi attend encore des textes secondaires. En attendant, Lamuka mise sur des conventions avec des entreprises pétrolières pour réserver des stages aux participantes qualifiées.

    Le budget global du programme est estimé à 95 millions de francs CFA. Trente pour cent proviendront de subventions publiques inscrites au budget social 2025, le reste via des ONG partenaires et un crowdfunding diasporique piloté par Chérubin Miemo, responsable suivi-évaluation.

    Scénarios d’impact 2025-2026

    Si les indicateurs d’accès à l’éducation montent de dix points, le collectif pourra répliquer le dispositif dans les districts de Mossendjo et Ouesso dès 2027. Un second scénario, plus prudent, table sur une extension numérique à travers des classes virtuelles adaptées.

    En cas de financement partiel, Lamuka concentrera ses efforts sur le corridor Pointe-Noire-Dolisie, où les données de l’Institut national de la statistique confirment la plus forte densité de personnes handicapées non scolaires. Ce ciblage pourrait néanmoins retarder l’accès aux zones septentrionales.

    Et après ? Les enjeux de la mise en réseau

    Les responsables locaux appellent à un maillage plus dense entre associations : la mutualisation des bases de données faciliterait le suivi des cas de violence et la répartition des aides. La direction départementale des affaires sociales prévoit une plateforme numérique partagée d’ici la fin de l’année.

    Pouliguen Maya insiste : “Nous voulons que les mots ‘handicap’ et ‘leadership’ deviennent indissociables au Congo”. À cette fin, une campagne de storytelling mettra en lumière des parcours inspirants. Les portraits photographiques, réalisés avec un studio local, seront exposés dans trois collèges partenaires.

    L’enjeu, à terme, est de mesurer l’impact sur la perception sociale. Un baromètre semestriel, développé avec l’Université Marien-Ngouabi, analysera l’évolution des attitudes dans les médias, les écoles et les entreprises. Lamuka espère ainsi inscrire l’inclusion au cœur du récit national de développement.

    De leur côté, plusieurs banques de la place étudient la possibilité d’un produit d’épargne solidaire. L’idée serait de reverser une partie des intérêts à un fonds rotatif géré par les bénéficiaires elles-mêmes. Cette innovation micro-financière pourrait devenir un cas d’école pour d’autres organisations régionales.

    Un comité d’évaluation citoyenne publiera chaque trimestre des résultats clairs.

    Collectif Lamuka Droits des femmes handicap Pointe-Noire Tchicol Ti Buzimbu
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