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    Maracas sur le Congo : salsa sans frontières

    De Désiré Nguendéjuillet 23, 20254 Mins de Lecture
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    Brazzaville vibre au rythme vénézuélien

    À l’aube d’une matinée tropicale où les effluves du fleuve Congo se mêlent aux notes de cuivre, les musiciens du collectif Madera ont fait résonner tambours, maracas et clarinettes dans l’enceinte feutrée du village des enfants cardinal Emile-Biayenda, à Kombé. L’événement, organisé sous l’égide de l’ambassade de la République bolivarienne du Venezuela et inscrit au programme officiel de la douzième édition du Festival panafricain de musique, a réuni diplomates, représentants ministériels et un public juvénile impatient de découvrir cette salsa afro-caribéenne aux racines inattendues.

    Une première participation chargée de symboles

    En vingt-six années d’existence, le Fespam n’avait jamais accueilli de formation vénézuélienne. « Notre présence traduit la volonté de rapprocher deux rives du Sud qui partagent bien plus que l’équateur », a confié la cheffe de mission, Laura Evangelia Suarez, en marge des balances. Pour la diplomate, l’invitation congolaise est un signe d’ouverture, tandis que Caracas y voit l’opportunité d’inscrire l’initiative de diplomatie culturelle prônée par son gouvernement dans un espace panafricain en pleine effervescence artistique.

    Fespam, laboratoire musical d’intégration continentale

    Lancé en 1996 sous l’impulsion du président Denis Sassou Nguesso, le Fespam s’est imposé comme l’une des rares plateformes africaines capables de fédérer la diversité sonore du continent autour d’une même scène. Ses galas, séminaires et ateliers visent à consolider ce que le ministre congolais de la Culture, Dieudonné Moyongo, qualifie de « patrimoine immatériel partagé ». L’édition 2024, marquée par le retour post-pandémie, accueille près de trente pays d’Afrique, des Caraïbes et désormais d’Amérique du Sud, témoignant d’une logique d’expansion géo-culturelle assumée.

    Quand la salsa retrouve ses racines bantoues

    Le répertoire de Madera, empreint de percussions yoruba et de lignes de basse héritées du son cubano, résonne d’échos bantous. Le chef d’orchestre José Antonio Naranjo rappelle que « la colonne rythmique de la salsa vient du cœur de l’Afrique centrale ». À l’écouter, l’arrivée du groupe à Brazzaville n’est donc pas une simple tournée de promotion, mais un « voyage de mémoire » visant à renouer avec des souches historiques longtemps dispersées par les routes atlantiques.

    Soft power sud-sud et agenda diplomatique

    Au-delà de la représentation scénique, la prestation à Kombé s’inscrit dans une stratégie plus large de soft power. Caracas explore depuis une décennie les vecteurs artistiques pour consolider ses alliances africaines. De son côté, Brazzaville y voit l’occasion de diversifier ses partenariats en dehors du traditionnel axe euro-méditerranéen. « La musique est une ambassadrice sans visa », résume un haut fonctionnaire congolais du ministère des Affaires étrangères, soulignant que les protocoles d’accord culturels signés en marge du festival pourraient déboucher sur des échanges de conservatoires ou des résidences croisées d’artistes.

    L’orphelinat de Kombé, scène et message social

    Le choix de l’orphelinat cardinal Emile-Biayenda comme lieu de concert n’est pas fortuit. Il traduit le souci conjoint des organisateurs de lier expression artistique et inclusion sociale. À l’issue du spectacle, les enfants ont reçu des instruments offerts par la délégation vénézuélienne, geste salué par la directrice de l’établissement, sœur Pascaline Ossimbo, qui y voit « un acte de solidarité concrète ». Cette dimension philanthropique rejoint la stratégie nationale congolaise de promotion de l’accès des jeunes aux pratiques culturelles, inscrite dans le Plan national de développement 2022-2026.

    Perspectives d’une coopération musicale durable

    Les discussions entre le ministère congolais de la Culture et l’Institut vénézuélien des arts scéniques laissent entrevoir des projets de long terme : tournées croisées, formations en lutherie traditionnelle et co-productions discographiques. Selon un diplomate latino-américain basé à Kinshasa, la dynamique pourrait s’étendre au champ académique, via des bourses d’études musicologiques pour étudiants congolais dans les conservatoires de Caracas. Cette projection s’inscrit dans l’ambition de Brazzaville de devenir un hub culturel d’Afrique centrale, ambition que conforte la réussite logistique et artistique du Fespam 2024.

    Harmonie tonitruante sur le fleuve Congo

    Alors que les dernières notes de cuatro se perdaient dans la canopée, un sentiment de fraternité palpable flottait sur Kombé. Le Fespam confirme sa capacité à transcender les frontières géographiques et linguistiques, tout en offrant au Congo-Brazzaville l’occasion de renforcer sa stature diplomatique. La convergence des percussions afro-vénézuéliennes et des tam-tams locaux aura rappelé que la culture, plus que jamais, demeure un langage commun de paix et de prospérité partagée.

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