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    PDG gabonais: le fauteuil vide attise les vocations

    De Dieudonné Zingoumbajuillet 26, 20254 Mins de Lecture
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    Héritage d’un parti-État et vacance de pouvoir

    Pendant plus d’un demi-siècle, le Parti démocratique gabonais a incarné la continuité institutionnelle du Gabon, façonnant aussi bien les carrières administratives que la stabilité macroéconomique. La mise à l’écart d’Ali Bongo, renversé en août 2023 après des élections contestées, a brusquement laissé sans capitaine une organisation dont la cohésion reposait sur l’autorité présidentielle. Face à ce vide, deux équipes revendiquent désormais la direction du PDG: celle, nommée ou confirmée avant la transition par l’ancien chef de l’État, et celle portée par Blaise Louembe, élu lors d’un congrès extraordinaire organisé en janvier 2024.

    Congrès parallèles et bataille des statuts

    La confrontation s’est cristallisée autour d’un détail mais hautement symbolique: l’accès physique au siège national du parti. Lorsque, à la fin d’avril, la délégation conduite par Arthur Benga Ndjeme – actuel secrétaire général adjoint désigné par Ali Bongo – a tenté de tenir une réunion, elle s’est heurtée à un refus net. Trois jeunes militantes postées à la guérite ont calmement opposé les textes issus du congrès de janvier, puis fermé la grille. Si aucun heurt n’a été signalé, l’incident a révélé un point de non-retour: deux interprétations opposées d’une même légalité interne, chacune s’appuyant sur un article différent des statuts.

    Le dilemme de la légitimité militante

    Devant les grilles, Arthur Benga Ndjeme a rappelé que « un congrès ne s’improvise pas », soulignant l’absence, selon lui, de conseils provinciaux préalables. En creux, la critique porte sur la représentativité réelle des délégués ayant consacré Blaise Louembe à la tête du parti. Pour Angélique Ngoma, élue secrétaire générale lors de ce même congrès, l’argument est irrecevable: la mise en réserve d’Ali Bongo en septembre 2024 justifiait une procédure exceptionnelle destinée à éviter l’atonie de l’appareil. Au-delà de la querelle juridique, c’est la base militante qui demeure l’arbitre ultime. Dans plusieurs fédérations de l’intérieur, les structures locales hésitent encore à se prononcer de peur de compromettre leur accès aux ressources logistiques, historiquement centralisées à Libreville.

    Résonances institutionnelles à Libreville

    La transition gabonaise, conduite par le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), suit avec attention ce duel d’organigrammes. Officiellement, le gouvernement de transition observe une neutralité stricte; officieusement, certains conseillers y voient un test grandeur nature de la capacité des acteurs civils à régler leurs différends sans recourir à la rue. Dans les chancelleries occidentales, l’épisode est analysé comme une mise à l’épreuve des futurs garde-fous démocratiques promis par la nouvelle Constitution en cours d’élaboration. Pour les organisations sous-régionales, notamment la CEEAC, la manière dont le PDG sortira de cette crise donnera le ton d’un climat politique que beaucoup espèrent apaisé avant les scrutins de 2025.

    Implications diplomatiques pour la CEEAC

    Les voisins du Gabon, à commencer par la République du Congo, observent ces remous avec une prudence bienveillante. Dans les échanges informels, des diplomates brazzavillois rappellent l’intérêt commun d’une stabilité durable sur les rives de l’Ogooué, essentielle aux corridors pétroliers et à la logistique transfrontalière. Aucun commentaire officiel n’a toutefois été formulé, conformément à la doctrine de non-ingérence chère à la Communauté économique des États de l’Afrique centrale. La neutralité constructive affichée à Brazzaville préserve la collaboration bilatérale, notamment sur les dossiers énergétiques et environnementaux, tout en évitant d’alimenter les débats internes au PDG.

    Scénarios à court terme pour le PDG

    Plusieurs chemins s’offrent désormais aux protagonistes. Le premier, conciliant, passerait par une médiation interne appuyée par les sages du parti afin de convoquer un congrès unificateur avant la fin de l’année. Un second, plus juridique, verrait chaque camp ester en justice pour trancher la question des statuts, au risque d’exposer les rivalités sur la place publique. Enfin, un statu quo prolongé, à base d’occupations parallèles de symboles et de communiqués contradictoires, pourrait entraîner une érosion silencieuse de l’audience populaire du PDG, ouvrant un boulevard aux formations émergentes portées par la transition. Dans tous les cas, la manière dont sera résolue cette rivalité interne pèsera sur la crédibilité des futurs scrutins et, par ricochet, sur les équilibres géopolitiques d’Afrique centrale.

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