Ce qu’il faut retenir : sécurité et agenda législatif
À l’issue de la 8e session de la conférence des présidents, le Sénat a reçu une communication du gouvernement sur la situation sécuritaire dans les départements du Pool et du Djoué-Léfini. Cette séquence précède l’ouverture, prévue le dimanche 1er février, de la 8e session ordinaire de la chambre haute.
La deuxième secrétaire du Sénat, Elisabeth Mapaha, a indiqué que l’échange a permis aux responsables parlementaires d’être « édifiés » sur les efforts engagés par le gouvernement pour préserver la paix dans ces deux départements. Les détails opérationnels n’ont pas été rendus publics, dans un registre de prudence institutionnelle.
Contexte : la conférence des présidents comme boussole
La conférence des présidents, instance préparatoire, sert à fixer les priorités de travail et à harmoniser le calendrier de la session. Cette année, la mise au point gouvernementale sur la sécurité dans le Pool et le Djoué-Léfini s’est imposée comme un moment attendu, tant ces sujets structurent la sérénité de l’action publique.
En rappelant les « efforts consentis » par l’exécutif, Elisabeth Mapaha a insisté sur l’objectif de consolidation de la paix. Le Sénat, pour sa part, se place dans une logique de suivi et d’écoute, afin d’inscrire la session dans un climat d’échanges apaisés entre institutions.
Ordre du jour du Sénat : six affaires au programme
Pour la session à venir, la chambre haute a inscrit six affaires à son ordre du jour, réparties entre trois dossiers dits anciens et trois dossiers qualifiés de classiques. Cette architecture traduit la volonté de traiter, à la fois, des textes déjà engagés et des séquences régulières de contrôle et de gestion parlementaire.
Les affaires anciennes concernent d’abord le projet de loi portant Code minier en République du Congo. Elles incluent ensuite le projet de loi portant création de l’Autorité nationale des enquêtes et d’analyse pour la prévention des accidents et incidents de l’aviation civile, ainsi que la proposition de loi relative à la santé de la reproduction au Congo.
Le point éco : Code minier et attractivité du secteur
Le dossier du Code minier retient l’attention des acteurs économiques, car il touche à la gouvernance d’un secteur à fort potentiel. En l’inscrivant à l’ordre du jour, le Sénat signale que l’encadrement du secteur minier reste un sujet structurant, avec des enjeux de règles, de procédures et de visibilité pour les opérateurs.
Sans anticiper sur le contenu des débats, l’inscription de ce texte rappelle que les institutions entendent mettre en cohérence les cadres législatifs avec les priorités nationales. Pour les investisseurs, la clarté normative est souvent recherchée, notamment sur la sécurité juridique et l’organisation du secteur.
Le point juridique : aviation civile et prévention des incidents
Autre texte programmé, la création d’une Autorité nationale des enquêtes et d’analyse pour la prévention des accidents et incidents de l’aviation civile. L’intitulé met l’accent sur la prévention, un domaine où les dispositifs d’analyse et de retour d’expérience comptent autant que la réaction à l’événement.
L’examen parlementaire de ce projet s’inscrit dans une logique d’outillage institutionnel. Pour le pays, il s’agit de consolider les mécanismes capables d’identifier les causes, d’améliorer les procédures et de réduire les risques, en s’appuyant sur des méthodes d’enquête et d’évaluation.
Société : santé de la reproduction au Congo au menu
La proposition de loi relative à la santé de la reproduction figure également parmi les dossiers déjà engagés. Le sujet renvoie à la santé publique et à l’organisation des réponses institutionnelles, avec un impact direct sur les ménages, les services de santé et l’information des populations.
En la replaçant dans le calendrier parlementaire, le Sénat maintient un espace de discussion sur les politiques sociales. Pour les parties prenantes, des ONG aux professionnels de santé, ce type de texte peut contribuer à clarifier les orientations et les responsabilités, selon le périmètre retenu.
Scénarios : contrôle parlementaire et urgences en cours de session
Les affaires dites classiques portent sur l’apurement des comptes du Sénat, exercice 2025, les séances de questions orales avec débats, ainsi que les questions d’actualité. Elles structurent la vie institutionnelle : transparence de gestion interne, interpellation du gouvernement et suivi de sujets du moment.
Elisabeth Mapaha a par ailleurs précisé que le Sénat se dit disposé à recevoir du gouvernement de nouvelles affaires en cours de session, en fonction des urgences. Cette ouverture permet d’ajuster le calendrier aux priorités, sans fermer la porte à des textes ou communications jugés nécessaires.
Et après ? une session sous le signe de la stabilité
La séquence préparatoire s’est déroulée sous la présidence du président du Sénat, Pierre Ngolo, en présence du chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso. Cette configuration souligne l’importance accordée au dialogue entre institutions au moment où la session ordinaire se met en place.
À l’approche du 1er février, l’enjeu est désormais de dérouler l’agenda parlementaire avec méthode, tout en gardant un œil sur les questions sécuritaires évoquées pour le Pool et le Djoué-Léfini. Pour les décideurs, la session s’annonce comme un temps de textes, de contrôle et de suivi des priorités nationales.
