Ce qu’il faut retenir
Denis Sassou Nguesso a consacré ses vœux 2026 à la présidentielle de mars, appelant à un scrutin paisible et à la mobilisation citoyenne. Le chef de l’État plaide pour la paix intérieure, le dialogue et la responsabilité électorale, tout en saluant les avancées et les défis de 2025.
Cap sur mars 2026
Le calendrier électoral fixe le premier tour au 21 mars, selon la commission nationale indépendante; une date qui cristallise déjà l’attention des partis et de la société civile. Les préparatifs logistiques s’accélèrent, des listes électorales au déploiement du matériel, sous supervision gouvernementale et d’observateurs regionaux.
Un discours qui valorise le vote
Dans son allocution, le président a rappelé que le droit de vote fut une conquête arrachée par des générations de Congolais et d’autres peuples. « Voter est un devoir moral », a-t-il insisté, soulignant que chaque bulletin renforce le fonctionnement de la démocratie et l’unité nationale.
Vers une campagne sous le signe de la sérénité
Les formations politiques affûtent leurs programmes mais convergent sur la nécessité d’une campagne apaisée. Les appels au fair-play résonnent sur les radios urbaines et dans les réunions villageoises. Les forces de sécurité annoncent un dispositif minimal, misant sur la prévention plutôt que la coercition.
Paix intérieure et diplomatie préventive
Dans un contexte international tendu, Brazzaville promeut la résolution pacifique des conflits. Le chef de l’État souhaite que les budgets orientés vers l’armement soient redirigés vers la santé, l’éducation et l’adaptation climatique. Cette position renforce la tradition congolaise de médiation, déjà saluée par l’Union africaine.
Congruence avec l’agenda continental
La présidentielle se tiendra alors que la Zone de libre-échange continentale africaine entre dans une phase opérationnelle. Les stratégies économiques débattues à Brazzaville devront s’articuler avec ce marché de 1,3 milliard d’habitants, offrant aux candidats l’occasion de préciser leurs priorités industrielles, agricoles et numériques.
Quid de la candidature du chef de l’État?
Interrogé par la presse, Denis Sassou Nguesso n’a toujours pas confirmé s’il briguerait un nouveau mandat. Ses soutiens multiplient les réunions, tandis que l’opposition surveille attentivement le calendrier des annonces. Le suspense maintient l’intérêt médiatique et permet au président de concentrer son message sur la cohésion.
Un bilan 2025 aux enseignements contrastés
Devant les deux chambres réunies, le président a dressé un panorama nuancé de 2025 : croissance hors-pétrole soutenue, reprise partielle des recettes douanières, mais lenteur de certains chantiers sociaux. « Les leçons tirées éclaireront notre parcours », a-t-il déclaré, invitant à capitaliser sur chaque succès.
Focus sur l’économie résiliente
Le Fonds monétaire international a noté la stabilisation de la dette congolaise, tandis que la Banque des États de l’Afrique centrale anticipe une inflation contenue. Le gouvernement envisage d’intensifier la diversification vers l’agro-industrie et le numérique pour consolider cette dynamique avant l’échéance électorale.
Les défis sociaux au cœur des priorités
Accès à l’eau potable, éducation inclusive et couverture maladie universelle restent des dossiers brûlants. Les manifestations d’étudiants en 2025 ont rappelé l’urgence d’améliorer les infrastructures. L’exécutif promet de mobiliser davantage de ressources intérieures et de partenariats publics-privés pour répondre aux attentes de la jeunesse.
Hommage aux disparus et soutien aux familles
Tout en célébrant les espoirs de 2026, le chef de l’État a eu une pensée pour les compatriotes disparus, les malades et les personnes en difficulté. Il a exprimé compassion et solidarité, rappelant la dimension humaine de l’action publique, souvent éclipsée par les chiffres macro-économiques.
La santé, fil rouge des vœux présidentiels
Le discours met l’accent sur la modernisation des plateaux techniques hospitaliers, avec une priorité donnée aux zones rurales. Des partenariats avec la Chine et le Maroc sont évoqués pour la formation de médecins congolais. Un budget supplémentaire devrait être soumis au Parlement durant la session de février.
Scénarios électoraux possibles
Les analystes évoquent trois configurations : candidature du président sortant, émergence d’un dauphin issu de la majorité, ou coalition élargie de l’opposition. Chacun de ces scénarios aura un impact distinct sur la mobilisation, l’attractivité des investissements directs étrangers et la stabilité institutionnelle post-scrutin.
Le point juridique et organisationnel
Le code électoral révisé en 2022 encadre le financement des campagnes, les heures d’antenne et la publication des résultats. La cour constitutionnelle prévoit un délai de dix jours pour proclamer le verdict définitif. Des centres de compilation numérisés seront testés dans quatre départements pilotes.
Rôle des partenaires internationaux
L’Union africaine, la CEEAC et l’ONU ont déjà reçu des invitations officielles pour déployer des observateurs. Les chancelleries soulignent le caractère stratégique d’un scrutin apaisé dans le bassin du Congo, poumon forestier mondial. Les bailleurs lient leurs appuis budgétaires futurs à la poursuite des réformes.
Et après ? L’agenda 2026
Au-delà de l’élection, le gouvernement mise sur l’entrée en service du corridor routier Pointe-Noire-Ouesso, l’adoption de la loi sur l’innovation et la finalisation du plan national d’adaptation climatique. Ces jalons devraient structurer le débat parlementaire dès le deuxième trimestre.
Une année placée sous le signe de la confiance
En convoquant l’esprit d’unité et de responsabilité, Denis Sassou Nguesso table sur une dynamique vertueuse pour 2026. Observateurs, investisseurs et citoyens suivront de près la tenue des promesses. Le pari présidentiel est que la confiance collective catalyse la croissance et renforce l’image du Congo.
Médiatisation et cybersécurité électorale
La Haute autorité de la communication prépare un guide de bonnes pratiques pour les médias en ligne, tandis que l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information surveille les plateformes sociales afin de prévenir la désinformation. Des simulations de cyberattaque ont été menées avec un appui français.
