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    Pressions US-UE sur Kigali: l’équation M23

    De Dieudonné Zingoumbadécembre 9, 20255 Mins de Lecture
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    Ce qu’il faut retenir

    Ce qu’il faut retenir : Washington, Bruxelles et huit capitales européennes pressent Kigali et le M23 de cesser leur avancée vers Uvira, cité stratégique du Sud-Kivu. Les chancelleries redoutent une contagion régionale, alors que les drones armés redéfinissent l’équilibre militaire dans l’Est congolais.

    Pressions occidentales sur Kigali

    Dans un rare communiqué conjoint, États-Unis, Union européenne, Belgique, France, Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni, Danemark, Suède et Suisse exigent l’arrêt immédiat de l’offensive du M23 et le retrait des Forces de défense rwandaises du territoire congolais, notamment au sud du lac Kivu.

    Le texte fait écho aux engagements signés quatre jours plus tôt à Washington entre les présidents congolais et rwandais, sous l’entremise américaine. Il rappelle également la Déclaration de principes négociée à Doha en juillet, qui prévoyait la reconstitution des lignes de front de février.

    Kinshasa salue ce soutien diplomatique, estimant qu’il confère un poids nouveau aux appels africains à la retenue. Kigali, de son côté, revendique un droit de poursuite contre des « groupes hostiles » retranchés en RDC. La rhétorique reste ferme, mais la place laissée à la négociation demeure.

    Le front d’Uvira, nouveau test sécuritaire

    Mardi à l’aube, des combattants du M23 ont franchi la plaine de la Ruzizi pour entrer dans Uvira, carrefour commercial situé à moins de trois kilomètres de la frontière burundaise. Les premières estimations sécuritaires évoquent plusieurs milliers de civils ayant traversé le pont vers Gatumba.

    Pour l’armée congolaise, la prise symbolique de la ville vise à couper la Route nationale 5, artère vitale reliant Bukavu au port tanzanien de Kigoma via le lac Tanganyika. L’objectif du M23 serait d’ouvrir un couloir sud afin de contourner les positions gouvernementales massées à Sake.

    Les drones, tournant technologique du conflit

    Le communiqué international souligne l’usage « accru » de drones d’attaque et de drones kamikazes. Aux abords d’Uvira, plusieurs explosions nocturnes ont confirmé l’emploi d’engins de facture étrangère, selon des observateurs onusiens. Cette évolution remet en question les capacités anti-aériennes de la MONUSCO et des FARDC.

    Dans les milieux sécuritaires de Brazzaville, on redoute une course à l’armement asymétrique qui pourrait se diffuser dans le bassin du Congo. « La dimension drone abaisse le coût d’entrée pour des groupes non-étatiques », confie un officier de la Force publique congolaise, appelant à mutualiser la veille technologique.

    Kinshasa, Bujumbura et Brazzaville, diplomatie triangulaire

    Alors que Bujumbura a placé ses troupes en alerte le long de la Ruzizi, le président Denis Sassou Nguesso a multiplié les contacts téléphoniques avec ses homologues congolais et burundais. Objectif affiché : éviter une confrontation directe entre armées régulières qui provoquerait un embrasement sous-régional.

    Selon la Cellule de veille stratégique de la CEEAC, Brazzaville proposerait d’accueillir une réunion d’urgence des chefs d’état-major afin de ressusciter le Mécanisme de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba. Une telle plateforme permettrait de clarifier les responsabilités sécuritaires sans stigmatiser publiquement Kigali.

    Des experts de la CIRGL voient dans cette médiation un prolongement naturel de la diplomatie riveraine menée par le Congo-Brazzaville depuis la crise centrafricaine de 2021. « La position géographique et la neutralité perçue du pays lui confèrent un rôle de facilitateur que les bailleurs saluent », note un analyste.

    Scénarios de sortie de crise

    Premier scénario : la pression occidentale incite Kigali à rappeler ses troupes et à contenir le M23 le long d’une ligne de cessez-le-feu vérifiable. Les équipes du Qatar, déjà impliquées à Doha, seraient prêtes à déployer un monitoring discret avec l’appui technique de l’Union africaine.

    Deuxième scénario : l’offensive se poursuit jusqu’à Fizi, entraînant l’intervention de forces burundaises ou tanzaniennes au titre de la Force régionale est-africaine. Un tel engrenage mettrait à rude épreuve le mandat de la MONUSCO, déjà contestée par des manifestations populaires répétées à Goma.

    Troisième scénario : une solution hybride combinant retrait partiel, corridors humanitaires et relance économique transfrontalière. Les bailleurs envisagent un fonds de stabilisation autour de la Ruzizi pour financer routes, postes frontaliers et énergies renouvelables, persuadés que la paix durable se construira aussi sur la réciprocité commerciale.

    Et après ? La fenêtre d’opportunité diplomatique

    À court terme, la visite annoncée du secrétaire d’État américain à Kigali puis à Kinshasa pourrait créer un momentum. Les chancelleries espèrent qu’un gel des hostilités avant la saison des pluies facilitera l’acheminement de l’aide aux déplacés déjà évalués à plus de deux millions.

    De leur côté, les milieux économiques de l’Afrique centrale, réunis fin mois à Pointe-Noire, plaident pour une sécurisation rapide des corridors afin de protéger l’essor des exportations régionales de ciment, de sucre et de data centers. « La stabilité profitera à tous », juge la Chambre de commerce.

    Au-delà de l’urgence, la crise rappelle l’importance d’un dispositif africain de prévention capable d’anticiper les signalements de drones, de mouvements de troupe et de flux humanitaires. La consolidation de ce filet de sécurité pourrait, selon Brazzaville, devenir l’une des grandes avancées de la décennie.

    Le point juridique et économique

    Le point juridique/éco : toute incursion d’une armée étrangère sans accord bilatéral constitue, selon la Charte africaine de 2007 sur la paix et la sécurité, une violation susceptible de sanctions ciblées. Les investisseurs surveillent donc la lisibilité normative, condition préalable à la signature de nouveaux contrats miniers.

    États-Unis M23 RDC-Rwanda Union européenne Uvira
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