Auteur/autrice : Adama Moussa
Icec : un institut stratégique à Brazzaville Créé en octobre 2025, l’Institut congolais pour l’économie du climat, Icec, s’est installé au cœur de Brazzaville avec une ambition claire : positionner la République du Congo comme un pôle de référence africain dans l’analyse économique des mutations environnementales. Son programme scientifique, validé par un conseil multidisciplinaire, lui offre une crédibilité académique tout en l’ancrant dans les priorités de développement du gouvernement congolais, notamment la préservation du massif forestier et l’accélération d’une croissance verte inclusive. Objectif : éclairer les choix climato-économiques À travers une série de séminaires annoncée pour les prochains mois, l’Icec…
Ce qu’il faut retenir Dans la capitale amazonienne, Denis Sassou N’Guesso a replacé le Bassin du Congo au cœur des négociations climatiques. Il a plaidé pour des financements prévisibles, salué l’initiative brésilienne d’un fonds forestier et rappelé la décennie onusienne du boisement impulsée par Brazzaville. Son allocution a souligné qu’entre l’Accord de Paris et la réalité, le fossé reste béant. Le chef de l’État congolais a insisté sur l’équité : les nations émettrices doivent soutenir les pays vulnérables dans l’atténuation, l’adaptation et la compensation des pertes et dommages. La scène de Belém : tribune pour l’Afrique Belém accueille pour la…
Ce qu’il faut retenir Belém, capitale amazonienne du Brésil, accueillera du 10 au 21 novembre 2025 des délégués venus de plus de cent pays pour la trentième Conférence des Parties. Le président Denis Sassou Nguesso y mènera la délégation congolaise, décidé à faire résonner la voix de l’Afrique centrale. Selon le secrétariat de la CCNUCC, cette édition doit passer des promesses à l’action. Les Parties doivent remettre leur troisième vague de contributions déterminées au niveau national, cinq ans après la série 2020. Brazzaville veut présenter un document révisé combinant ambition climatique et impératifs de développement. Belém, carrefour climatique stratégique Choisie…
Ce qu’il faut retenir Quarante-trois projets – trente-trois nationaux et dix régionaux – viennent d’être validés par les États du Fonds bleu pour le bassin du Congo. Ils seront présentés aux bailleurs lors de la COP30 à Belém puis à Brazzaville en 2026, avec l’ambition d’attirer des financements massifs. Axés sur les économies verte et bleue, ces projets ciblent la gestion durable des tourbières, l’intégration des corridors fluviaux ou l’adaptation des communautés riveraines. La BDEAC, l’AFD et divers partenaires ont déjà manifesté leur appui technique et financier, renforçant l’élan régional. Contexte régional et diplomatique Sous la coordination d’Arlette Soudan-Nonault, ministre…
Brazzaville au cœur de la réflexion environnementale Ce qu’il faut retenir : pendant une semaine à Brazzaville, plus d’une centaine d’experts ont disséqué la place de l’évaluation environnementale stratégique et sociale dans la planification publique, confirmant le rôle moteur du Congo dans la transition écologique régionale. Le double séminaire organisé par le Secrétariat pour l’évaluation environnementale en Afrique centrale, avec le soutien de la Commission néerlandaise et de l’Association congolaise, a mis en lumière l’importance d’intégrer, très en amont, les questions climatiques et sociales aux politiques sectorielles. Placées sous l’égide de la ministre des Affaires sociales, Irène Marie Cécile Mboukou-Kimbatsa…
Ce qu’il faut retenir Trois jours durant, du 29 au 31 octobre, experts et représentants autochtones ont convergé vers Brazzaville, sur place ou à distance, pour lancer une Communauté de pratique consacrée aux droits fonciers et forestiers dans le Bassin du Congo. Porté par le Réseau régional des peuples autochtones d’Afrique centrale, l’atelier inaugure une démarche collaborative soutenue par la FAO et alignée sur le Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal, ainsi que sur la stratégie 2025 du Repaleac. Cinq ans après la loi sur les peuples autochtones Adoptée en 2011 puis renforcée en 2019, la loi congolaise reconnaît…
Ce qu’il faut retenir Le 29 octobre 2025, Africa Global Logistics Congo a achevé le transfert de deux lions âgés de huit mois entre Johannesburg et Brazzaville. L’opération referme une parenthèse de vingt-huit ans sans grands félins dans la capitale congolaise. Les félins, un mâle et une femelle de cent kilogrammes chacun, ont été convoyés en quarante-huit heures dans des caisses renforcées répondant aux normes internationales de bien-être animal. Ils rejoignent Zoolandia, le parc botanique et zoologique installé sur la réserve de la Patte d’Oie. Pour l’exploitant du site, Chems Roc, cet arrivage illustre la volonté de « réhabiliter le…
Ce qu’il faut retenir Le Congo réexamine sa Contribution déterminée au niveau national, dépôt obligatoire dans le cadre de l’Accord de Paris. La société civile, conduite par l’OCDH, affine une note stratégique pour que la future CDN 3.0 reflète mieux les réalités de gouvernance forestière et climatique. À Brazzaville, le 24 octobre, près d’une vingtaine d’organisations ont examiné les premiers bilans de la CDN 2.0 et listé les ajustements prioritaires, de la transparence budgétaire carbone à l’implication des communautés riveraines des grands massifs forestiers. La rencontre a débouché sur un engagement commun : transmettre les recommandations avant l’atelier national piloté…
Ce qu’il faut retenir de la 9e Foire aux plants Au Jardin des droits de l’homme, Anatole Collinet Makosso a ouvert la 9ᵉ Foire aux plants devant horticulteurs, étudiants et partenaires. Quelque 214 405 plants de 21 espèces forestières, fruitières ou médicinales sont proposés jusqu’au 30 novembre, autour du thème de la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes. Le chef du gouvernement a rappelé que chaque citoyen peut planter, entretenir et protéger un arbre, surtout à l’approche de la Journée nationale de l’arbre du 6 novembre. « Les arbres et nous sommes des frères », a-t-il insisté,…
Ce qu’il faut retenir Le bassin du Congo teste, avec l’appui du projet RiFoP, une approche innovante : l’agroforêt des ménages. Chaque famille ou groupe familial devient gestionnaire d’une portion de forêt qu’elle exploite de façon agroécologique, tout en respectant la biodiversité et le cadre juridique national. L’atelier régional organisé le 14 octobre à Brazzaville a réuni trente experts pour dresser un premier bilan. Quatre résultats majeurs émergent : intérêt confirmé pour le modèle, besoin d’adaptation législative, pertinence au regard des enjeux fonciers et possible extension à d’autres pays d’Afrique centrale. Un atelier régional décisif à Brazzaville Sous les lambris…
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