Auteur/autrice : Alexis Ndoke

Ce qu’il faut retenir Le bras de fer entre Washington et Caracas, relancé par les sanctions renforcées et l’opération américaine annoncée à Caracas, n’a pas enflammé le marché pétrolier. Malgré le statut du Venezuela comme premier détenteur de réserves, les prix du Brent oscillent toujours autour de 60 dollars. Professeur et expert international, Abderrahmane Mebtoul rappelle que l’équilibre offre-demande mondial, la transition énergétique et la lente reprise économique pèsent davantage que la géopolitique immédiate. Les pays très dépendants de la rente, Afrique comprise, doivent donc se préparer à une phase durablement modérée des prix. Un marché saturé face au choc…

Read More

Ce qu’il faut retenir La loi de finances 2026 introduit au Cameroun une imposition des plateformes numériques non résidentes, à partir d’un taux plancher de 3 % du chiffre d’affaires local. Les géants du e-commerce, du streaming et des réseaux sociaux devront désormais déclarer et régler l’impôt sans présence physique. L’administration fiscale veut rétablir l’équité avec les entreprises locales et étoffer des recettes sous pression. Inspirée des travaux de l’OCDE, la mesure s’ajoute à la TVA sur le e-commerce, aux droits de douane numériques et à la taxe sur les transferts Mobile Money. Un virage fiscal pour l’économie numérique camerounaise…

Read More

Ce qu’il faut retenir Le marché de l’assurance en République démocratique du Congo a versé 58 millions de dollars d’indemnités aux assurés en 2024, contre seulement 2 millions en 2018, selon les données divulguées le 27 décembre 2025 par l’Autorité de régulation et de contrôle des assurances. En six ans, les remboursements ont été multipliés par vingt-neuf, un saut rarement observé dans un secteur qui restait sous le radar du grand public. Un bond de proportions historiques Le chiffre de 58 millions de dollars inscrit dans le rapport 2023-2024 fait office de repère pour un marché longtemps associé à des…

Read More

Ce qu’il faut retenir Le professeur congolais Roger Armand Makany montre, dans « Le Management par les détails », que la réussite d’un projet dépend d’une attention minutieuse plutôt que de grandes déclarations. Présenté à Brazzaville, l’ouvrage propose une méthode pragmatique déjà saluée par les décideurs d’Afrique centrale. Un parcours académique au service de la gestion Directeur général de l’ESGAE et membre du CAMES, Makany conjugue recherche et pratique. Ses distinctions – Grand officier du Mérite congolais et Officier des Palmes académiques – légitiment une voix qui, depuis Brazzaville, dialogue avec les écoles de management du continent. En 148 pages,…

Read More

Ce qu’il faut retenir Le Parlement ghanéen vient de voter une loi pionnière sur les prestataires d’actifs virtuels, offrant un statut légal aux échanges de crypto-monnaies et plaçant la Bank of Ghana aux commandes du contrôle. L’agrément devient obligatoire, avec exigences de transparence, de gouvernance, de lutte contre blanchiment et terrorisme. Accra promet un environnement plus sûr pour les utilisateurs et propice aux fintech prêtes à investir dans la sous-région. Un marché florissant, mais risqué Selon la plateforme Chainalysis, le volume d’échanges en Afrique de l’Ouest a dépassé deux milliards de dollars en 2023, porté par des utilisateurs attirés par…

Read More

Ce qu’il faut retenir La barre symbolique des onze millions de passagers vient d’être franchie à l’aéroport Mohammed-V de Casablanca, selon l’Office national des aéroports. Le hub marocain signe le meilleur score de son histoire, porté par la fièvre de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Entre supporters, délégations officielles et touristes, les arrivées liées au tournoi continental expliquent l’envolée, mais la performance s’inscrit aussi dans la montée en puissance du réseau aérien de la ville, qui concentre désormais près d’un tiers du trafic national. Contexte CAN 2025 À l’approche du tirage au sort à Rabat, le Maroc devient capitale…

Read More

Ce qu’il faut retenir Le franc CFA, créé le 26 décembre 1945, couvre aujourd’hui quatorze pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, dont la République du Congo, et reste indexé sur l’euro via un mécanisme de parité fixe et une garantie du Trésor français. Si ses partisans soulignent la faible inflation et la prévisibilité qu’il apporte, ses détracteurs y voient un frein à l’industrialisation et à l’intégration économique régionale; la réforme annoncée sous le nom d’Eco rend le débat plus que jamais d’actualité. Héritage colonial et évolution institutionnelle Né lors de la reconstruction française d’après-guerre, le franc des Colonies françaises…

Read More

Ce qu’il faut retenir Le Gabon a décidé d’examiner de fond en comble toutes ses conventions minières signées depuis 2010. Le gouvernement promet publication intégrale des contrats et contrôle comptable des opérateurs afin de renforcer la transparence, rassurer le Fonds monétaire international et attirer de nouveaux capitaux. Pourquoi un audit maintenant Lors du Conseil des ministres du 18 décembre, Libreville a placé ce chantier au cœur de sa stratégie de diversification. Le ministre des Mines Hervé Patrick Opiangah a déclaré que « la transparence est un préalable à la valorisation durable de notre sous-sol » (Ministère des Mines). La mesure…

Read More

Ce qu’il faut retenir Les Émirats arabes unis ont importé près de 1 400 tonnes d’or en 2024, pour 105 milliards USD, dont plus de la moitié provient d’Afrique. Dubaï, centre névralgique du négoce, cherche un approvisionnement régulier, quitte à accepter des cargaisons issues d’extractions artisanales difficilement traçables. Du Soudan au Mali, en passant par le Tchad, le Cameroun ou le Togo, les flux alimentent une chaîne de valeur sophistiquée : raffineries ultramodernes, zones franches, joailleries et plateformes logistiques. Les recettes promises aux États africains contrastent avec l’opacité dénoncée par plusieurs ONG. Émirats arabes unis, hub mondial de l’or Abou…

Read More

Ce qu’il faut retenir Durant quatre jours, Brazzaville a réuni des cadres miniers venus du Burundi, du Cameroun, du Tchad et du Gabon pour décortiquer l’art complexe de la négociation contractuelle. Objectif affiché : convertir les ressources du sous-sol en moteur sûr de diversification économique. Porté par le ministère congolais des Industries minières avec l’appui de l’IGF, l’atelier a débouché sur une boîte à outils pratique : modèles financiers, clauses de stabilisation, gestion des litiges et partage de valeur alignés sur les Objectifs de développement durable. Contexte régional des mines africaines Le continent abrite un tiers des réserves mondiales de…

Read More