Auteur/autrice : Alexis Ndoke
Ce qu’il faut retenir La dette extérieure de l’Afrique reste dominée à près de 70 % par les marchés et les institutions multilatérales, tandis que la Chine représente autour de 12 %. Les taux d’intérêt élevés des créanciers privés occidentaux renchérissent le service de la dette. La coopération sino-africaine s’oriente vers l’annulation de prêts sans intérêt et la conversion d’emprunts en monnaie locale. Ce glissement vers une « logique d’alliance », relevée par l’Union africaine, ouvre des marges pour un financement plus prévisible. Carte des créanciers de l’Afrique Le FMI chiffre la part des créanciers commerciaux, essentiellement des banques et…
Ce qu’il faut retenir La validation, donnée le 3 novembre par la Commission de surveillance du marché financier d’Afrique centrale, ouvre la voie à l’introduction en bourse de BGFI Holding à la BVMAC. L’opération est présentée comme la plus importante de l’histoire récente du marché sous-régional. Le dossier a été approuvé deux semaines après qu’un jugement du Tribunal de commerce de Libreville a rejeté un recours contestant la démarche, renforçant la sécurité juridique autour de la cotation et dissipant les dernières incertitudes des investisseurs institutionnels. La décision de la COSUMAF Depuis 2019, la COSUMAF veille à la consolidation du marché…
Ce qu’il faut retenir À Brazzaville, la 44ᵉ session de l’UEAC a fixé à 85,9 milliards FCFA le budget 2026, soit 2,42 % de plus qu’en 2025. L’accent est mis sur la discipline fiscale, l’audit, l’opérationnalisation du Fodec et la finalisation du Free Roaming pour galvaniser l’intégration. Contexte régional sous pression La relance post-pandémie, la volatilité des matières premières et les impératifs de convergence macroéconomique placent les six États membres devant des choix difficiles. Le Congo, hôte de la session, mise sur une CÉMAC plus solide pour soutenir ses propres réformes et attirer les investisseurs dans la zone. Le point…
Ce qu’il faut retenir Le 30 octobre 2025, le Cameroun a décidé de soumettre au président Paul Biya un projet d’accord triennal avec le FMI. L’enjeu est double : sécuriser des appuis budgétaires autour de 2 600 milliards FCFA et préserver les réserves de change de la zone CEMAC, déjà sous pression. Le feu vert espéré du palais d’Etoudi Le dossier a été tranché en Conseil de cabinet présidé par le Premier ministre Joseph Dion Ngute. Mais la signature reste suspendue à l’aval du chef de l’État, dont la réélection ouvre une fenêtre pour consolider la trajectoire budgétaire avant la…
Ce qu’il faut retenir de la 44e session Réunis du 27 au 31 octobre 2025 à Brazzaville, les ministres de l’Union économique de l’Afrique centrale ont adopté un budget programme de 85,9 milliards FCFA pour 2026 et acté des réformes destinées à consolider la gouvernance communautaire et l’intégration régionale. Sous la présidence du ministre congolais Ludovic Ngatsé, les délégations ont surtout mis l’accent sur la transparence financière, la collecte de la Taxe communautaire d’intégration et la transformation du FODEC en fonds d’investissement, autant de signaux salués par les partenaires au développement. Contexte régional et institutionnel Créée en 1994, la CEMAC…
Ce qu’il faut retenir Selon le dernier « State of African Energy 2026 Outlook » de l’African Energy Chamber, les dépenses consacrées aux hydrocarbures terrestres sur le continent devraient culminer à 22 milliards de dollars en 2026. La production, elle, resterait globalement stable, portée par l’Algérie, la Libye et le Nigeria. L’onshore reprend la main En 2025-2026, le rapport de force entre champs terrestres et offshore bascule légèrement vers la terre ferme. Un tel retournement, observé cartes à l’appui, tient autant aux coûts maîtrisés qu’à l’émergence de nouveaux opérateurs africains prêts à optimiser des gisements matures. Les analystes de Rystad…
Ce qu’il faut retenir Le troisième Sommet sur le financement du développement des infrastructures, tenu le 29 octobre à Luanda, marque une bascule : les dirigeants africains veulent mobiliser jusqu’à 170 milliards $ par an pour réduire le déficit logistique qui bride la croissance continentale. Le président angolais João Lourenço, également à la tête de l’Union africaine, a exhorté ses pairs à passer « des paroles aux actes ». Les annonces portent sur des capitaux africains, des instruments climatiques et des partenariats ciblés, tous tournés vers la Zone de libre-échange continentale (ZLECAf). Luanda impulse une souveraineté économique Dans l’amphithéâtre tapissé…
Ce qu’il faut retenir La remise, à Moscou, d’un Professor Honoris Causa à NJ Ayuk consacre l’influence du patron de la Chambre africaine de l’énergie. Prix symbolique, il éclaire la bataille menée pour transformer les réserves africaines de pétrole et de gaz en prospérité industrielle, inclusive et bas-carbone. Un doctorat honorifique très stratégique Décerné par l’Institut d’ingénierie énergétique de Moscou, le titre fait d’Ayuk un « professeur » reconnu par une institution russe en pointe sur le nucléaire et le gaz. Ce geste académique traduit aussi l’offensive diplomatique de la Russie pour tisser des alliances durables sur le continent. Sous…
Ce qu’il faut retenir Réunis le 24 octobre à Brazzaville, les administrateurs du Pôle régional de recherche appliquée au développement des systèmes agricoles d’Afrique centrale ont placé la mobilisation de ressources et le capital humain au cœur de la 17ᵉ session de leur conseil d’administration. Ils veulent donner à l’institution, ancrée à N’Djamena, les moyens de mettre en œuvre un plan stratégique qui s’étend sur dix ans, tout en consolidant la recherche agronomique et la sécurité alimentaire dans les six États de la Cemac. Brazzaville, carrefour stratégique Le choix de la capitale congolaise n’est pas anodin. En accueillant la session,…
Points-clés raffinerie Port-Gentil Libreville et le groupe chinois CRBC ont signé un protocole d’accord pour ériger à Port-Gentil une raffinerie neuve, appelée à combler l’insuffisance de capacités de transformation du Gabon et à réduire les importations de carburants qui pèsent sur la balance commerciale. L’unité industrielle s’ajoutera à la Sogara, bâtie en 1964, dont le vieillissement limite la production à 13 000 barils quotidiens, soit moins d’un tiers de la demande intérieure estimée à 46 000 barils par jour en 2023. Contexte pétrolier gabonais Le Gabon pompe près de 200 000 barils par jour, selon l’OPEP, mais doit importer une…
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