Auteur/autrice : Alexis Ndoke
Ce qu’il faut retenir La présidentielle du 12 octobre au Cameroun, huitième pour Paul Biya, se joue moins sur les urnes que sur les chiffres. Dette externe, euro-obligations imminentes et programme FMI expiré composent le radar des marchés, tandis que la santé du chef de l’État intrigue. L’enjeu pour les investisseurs dépasse la politique intérieure. Ils examinent la capacité de Yaoundé à honorer 750 millions de dollars arrivant à maturité en novembre 2025, tout en comblant un déficit budgétaire évalué à 3 % du PIB selon le ministère des Finances. Un scrutin à l’issue attendue Face à Paul Biya, les…
Ce qu’il faut retenir de la session de Yaoundé Réunie à Yaoundé, la Banque de développement des États de l’Afrique centrale a officialisé un renforcement décisif de sa trésorerie. Le dégel de son compte courant par la BEAC, couplé à de nouveaux engagements de partenaires techniques et financiers, change l’échelle de son intervention dans les six pays de la CEMAC. BEAC : le robinet de liquidités se rouvre La Banque des États de l’Afrique centrale a débloqué le compte courant d’associés de la BDEAC, longtemps contraint par des exigences prudentielles. Ce geste, salué par les administrateurs, augmente immédiatement la marge…
Ce qu’il faut retenir Face aux attentes générées par la Zone de libre-échange continentale africaine, la douane congolaise s’offre une cure de renforcement. Brazzaville abrite, du 29 septembre au 3 octobre, une formation avancée pilotée par l’Organisation mondiale des douanes et financée par l’Union européenne. Objectif affiché: familiariser les agents congolais avec les règles d’origine, véritable passeport vers les préférences tarifaires promises par la Zlecaf, et transformer ces agents en relais techniques indispensables pour fluidifier la circulation des marchandises sur tout le continent. Contexte du Programme UE-OMD Lancée en 2020, l’initiative UE-OMD vise à accompagner les administrations douanières africaines dans…
Ce qu’il faut retenir de Harare 2025 Harare a été désignée pour abriter la Société de la Foire Commerciale Intra-Africaine, organe permanent de l’IATF, à l’issue d’un vote du conseil consultatif présidé par Olusegun Obasanjo. Ce pas institutionnel vise à inscrire dans la durée la plateforme phare du commerce continental. Harare décroche le siège de l’IATFCO En compétition avec six capitales, le Zimbabwe a convaincu grâce à son centre de conférences récemment modernisé, à son accès aérien multiréseau et à un parc hôtelier en croissance. « Les conditions sont réunies pour un rayonnement durable », s’est félicité Obasanjo lors de…
Une gouvernance monétaire renouvelée Depuis son arrivée à la tête de la Banque des États de l’Afrique centrale en février, Yvon SANA BANGUI imprime déjà sa marque. De l’essor du mobile money à la convergence réglementaire, sa feuille de route retient l’attention des décideurs de Brazzaville. Dans un entretien accordé à Financial Afrik, le gouverneur détaille les réformes clés qui, au-delà des frontières, devraient soutenir la stabilité du franc CFA tout en modernisant les services financiers dans les six pays de la CEMAC, dont la République du Congo. Ce qu’il faut retenir Protection des utilisateurs de monnaie électronique, fonds propres…
Rencontre institutionnelle à Brazzaville À Brazzaville, le 24 septembre, une poignée de caméras a saisi la sortie conjointe de Mohammed Rufaï et d’Isidore Mvouba, signes d’un dialogue jugé « fructueux » par les deux parties. L’objet : passer en revue le portefeuille d’initiatives sociétales pilotées par MTN Congo. Le président de l’Assemblée nationale a accordé à l’opérateur télécom une écoute attentive, illustrant la place stratégique qu’occupent les infrastructures numériques dans le programme de modernisation du pays. MTN Congo a choisi de mettre l’accent sur la responsabilité sociétale plutôt que sur des annonces commerciales pures. Selon le directeur général, cette visite…
Ce qu’il faut retenir Les investissements directs étrangers au Cameroun ont bondi à 529 milliards de FCFA, soit environ 929 millions de dollars, selon le rapport 2024 de la Cnuced. La hausse annuelle de 10,8 % confirme l’attractivité retrouvée du marché camerounais, porté par un agenda d’infrastructures, une stabilité macroéconomique relative et des réformes ciblées sur la facilitation des affaires. Le taux d’IDE sur PIB atteint désormais 2,4 %, son plus haut niveau depuis 2015, et reflète la confiance retrouvée des investisseurs après la parenthèse pandémique. Pourquoi la Cnuced salue Yaoundé Le rapport souligne l’amélioration progressive du cadre réglementaire, notamment…
Liquidité BEAC : signal modéré mais positif La décision, tombée le 18 septembre 2025 à Yaoundé, abaisse de 600 à 550 milliards FCFA le robinet de liquidité de la Banque des États de l’Afrique centrale. Malgré l’apparente contraction, la BEAC revendique un message d’adaptation plutôt qu’un retour au durcissement. Ce qu’il faut retenir : le marché interbancaire de la CEMAC reste approvisionné au-delà du besoin actuel estimé entre 400 et 500 milliards. Les guichets de la BEAC demeurent ouverts à taux inchangés, soutenant le crédit sans compromettre la lutte contre l’inflation. Contexte régional et assouplissement 2025 Le réajustement prolonge la…
Premiers jalons financiers et logistiques La signature, le 19 septembre à Brazzaville, d’un protocole d’accord entre la Banque africaine de développement et le gouvernement congolais lance concrètement la préparation des 61e Assemblées annuelles, annoncées du 25 au 29 mai 2026 à Kintélé, futur pôle de congrès du pays. Brazzaville s’engage à fournir tous les biens, services et infrastructures requis, depuis la modernisation du centre de conférences jusqu’à la connectivité numérique, en passant par la logistique hôtelière pour près de trois mille participants attendus, dont chefs d’État, ministres, investisseurs et chercheurs. Ce qu’il faut retenir Ce rendez-vous continental positionne le Congo…
Ce qu’il faut retenir Paymetrust, jeune pousse panafricaine, déploie une plateforme capable de centraliser et de superviser en direct les flux issus du mobile money, unifiant opérateurs et régulateurs autour d’une API. L’outil nourrit l’ambition d’un marché des paiements plus transparent et inclusif. Au-delà des succès commerciaux, la société multiplie les agréments en Côte d’Ivoire, au Cameroun et dans la zone CEMAC, tout en signant des conventions avec les autorités de jeux en Guinée et en République centrafricaine, gage d’un positionnement RegTech assumé. Contexte continental des paiements digitaux Sur un continent où quatre transactions sur cinq se font encore en…
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