Auteur/autrice : Dieudonné Zingoumba
Ce qu’il faut retenir Le tête-à-tête du 14 septembre à Mascate entre Denis Christel Sassou Nguesso et Badr Albusaidi a posé la première pierre d’une relation diplomatique inédite entre Brazzaville et le Sultanat. Une missive présidentielle a officialisé l’intention d’ouvrir un axe de coopération multisectorielle. Les deux ministres ont décidé d’élaborer rapidement un accord-cadre qui servira de colonne vertébrale aux futurs protocoles commerciaux, énergétiques ou logistiques. Cet article décrypte les motivations, les gains attendus et les éventuels écueils, cartes et données macroéconomiques à l’appui. Contexte Mascate Oman, État carrefour du Golfe, mise sur la diversification de son économie au-delà du…
Une panne au cœur du ciel congolais La nuit du 11 au 12 septembre, l’aéroport international de N’djili s’est soudainement assombri. Une coupure d’électricité a privé la tour de contrôle de radar et de radio, laissant plusieurs avions, dont celui du chef de l’État congolais, tourner au-dessus de Kinshasa. Pendant près d’une heure, le Boeing présidentiel est resté en attente, guidé uniquement par le balisage de secours. Finalement, la piste s’est ouverte et l’appareil a atterri sans heurt, mais l’épisode a braqué les projecteurs sur la vulnérabilité de l’écosystème aérien congolais. Les premières mesures disciplinaires Le lendemain, la hiérarchie n’a…
Ce qu’il faut retenir Depuis Brazzaville, l’ambassadrice du Venezuela, Laura Evengelia Suarez, a appelé la communauté internationale à soutenir la paix en Amérique latine et dans les Caraïbes. Elle affirme que la Charte des Nations unies, la souveraineté des États et le droit international doivent guider toute action diplomatique, loin de la logique des pressions militaires. Une voix vénézuélienne à Brazzaville La conférence de presse tenue le 10 septembre, dans les murs sobres de l’ambassade du Venezuela, s’inscrivait dans la campagne «Monde Multipolaire» lancée par Caracas. Pour Mme Suarez, l’histoire mobilise l’argument: le Venezuela fut le premier État à projeter…
Ce qu’il faut retenir À un mois du scrutin présidentiel camerounais, 41 chefs traditionnels de la région de l’Est ont apporté un soutien public à Paul Biya. Ce ralliement renforce une dynamique déjà forte dans les cercles coutumiers, considérés comme relais d’opinion influents en milieu rural. Dans ce brief, nous décryptons les raisons culturelles et politiques de cette mobilisation, son poids électoral potentiel, et les scénarios qu’elle ouvre pour la dernière ligne droite de la campagne du Rassemblement démocratique du peuple camerounais. Contexte historique des chefferies de l’Est Le territoire forestier de l’Est abrite des chefferies réputées pour leur rôle…
Ce qu’il faut retenir du sommet Cemac Bangui a réuni, les 9 et 10 septembre, les six chefs d’État de la Cemac pour un sommet extraordinaire centré sur l’intégration économique et la sécurité. L’événement s’est clos sur le passage symbolique du drapeau de la présidence tournante à Denis Sassou-Nguesso. Cette succession intervient dans un contexte où la zone connaît un ralentissement de croissance, des tensions budgétaires et la persistance d’obstacles à la libre circulation. Les dirigeants ont voulu envoyer un signal d’unité et de confiance aux investisseurs et aux opinions publiques régionales. Bangui, scène d’une transition maîtrisée Le protocole a…
Ce qu’il faut retenir La désignation d’Ezéchiel Nibigira à la tête de la Commission de la CEEAC, le 7 septembre 2025 à Malabo, ouvre un quinquennat décisif pour l’intégration politique, la sécurité et la relance commerciale au cœur de l’Afrique centrale. Entre attentes des chefs d’État, exigences des opérateurs privés et aspirations d’une jeunesse majoritaire, le diplomate burundais devra accélérer l’application des décisions existantes plutôt que multiplier les feuilles de route, tout en trouvant des financements innovants. Une session extraordinaire sous haute attention Réunis sous la présidence de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, les onze chefs d’État ont consacré une journée…
Ce qu’il faut retenir Camerounais et acteurs internationaux observent de près la présidentielle du 12 octobre 2025. Le report des législatives et municipales, la confirmation de la candidature du président Paul Biya et l’invalidation de Maurice Kamto recomposent le jeu. La participation, la stabilité et la légitimité du futur mandat seront scrutées. Un calendrier remodelé sous décret Initialement, quatre scrutins devaient se tenir en 2025. Deux décrets présidentiels ont finalement prolongé le mandat des conseillers municipaux jusqu’en mai 2026 et celui des députés jusqu’en mars 2026, au motif d’« alléger le calendrier » (Présidence du Cameroun). L’opposition y voit une…
Ce qu’il faut retenir Le Congo-Brazzaville mise sur l’expérience de son diplomate Firmin Édouard Matoko pour diriger l’Unesco. Vendredi 5 septembre 2025, le ministre Thierry Moungalla a rappelé devant la presse l’engagement de l’État, multipliant les actions diplomatiques pour convaincre le Conseil exécutif appelé à trancher le 6 octobre. Brazzaville réaffirme sa candidature Réunis à l’Hôtel Hilton de Brazzaville, journalistes congolais et étrangers ont écouté un porte-parole confiant qui a vanté “un projet tourné vers l’Afrique et la jeunesse”. Présente dans la salle, Claudia Ikia Sassou-Nguesso a salué “une candidature fédératrice et ambitieuse”. Le ministre a insisté sur le calendrier :…
Ce qu’il faut retenir Le 5 septembre 2025, Serge Mombouli, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Congo auprès des États-Unis, s’est éteint à 66 ans, emporté par une maladie. Figure respectée du corps diplomatique africain, il laisse l’image d’un bâtisseur de ponts économiques et politiques entre Brazzaville et Washington. Nommé en 2001 par le président Denis Sassou Nguesso, il avait conservé le poste plus de vingt-quatre ans, stabilité rare qui a garanti la continuité des dossiers énergétiques, sécuritaires et éducatifs avec l’administration américaine, tout en consolidant la diaspora congolaise installée outre-Atlantique. Un parcours forgé par le secteur privé Né à Pointe-Noire…
Ce qu’il faut retenir Cinq cent familles autochtones de Moufilou bénéficient depuis septembre d’un programme d’accompagnement inédit. Porté par la ministre Irène Marie-Cécile Mboukou-Kimbatsa, le dispositif combine allocations Telema, formation et accès aux services de base pour bâtir un modèle national d’inclusion. La phase pilote s’appuie sur des partenaires de poids, du Programme alimentaire mondial à un consortium canadien. Étalé sur quatorze mois, le projet finance micro-entreprises, kits scolaires et couverture santé, avec un volet data destiné à guider les futures politiques publiques. Contexte : la persévérance congolaise en matière d’inclusion Depuis l’adoption en 2011 de la loi portant promotion…
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