Auteur/autrice : Dieudonné Zingoumba
Ce qu’il faut retenir La démobilisation annoncée des combattants russes et ukrainiens ouvre un nouveau front symbolique : l’exportation possible de dizaines de milliers de vétérans vers des zones de crise africaines. Les dirigeants du continent organisent déjà leurs parades diplomatiques et sécuritaires pour encadrer cet afflux expérimenté. Pour le Congo-Brazzaville, situé au cœur de la CEMAC, cette dynamique représente autant une opportunité de coopération militaire qu’un défi de souveraineté. Brazzaville mise sur la prévention, le renseignement partagé et le dialogue constant avec Moscou, Kiev et ses partenaires régionaux. Contexte post-conflit russo-ukrainien À Moscou comme à Kiev, experts et parlementaires…
Au-delà des frontières: la fuite vers la Mauritanie Dans un dispensaire de fortune, la poitrine d’une adolescente malienne de quatorze ans se soulevait à peine sous la chaleur poussiéreuse. Les soignants improvisaient une perfusion, tandis que le moniteur cardiaque s’affolait. Sa famille, arrivée exténuée à la frontière mauritanienne après trois jours de marche et de caches dans les buissons, raconte qu’elle a été violée par des « hommes blancs » armés, identifiés comme combattants d’Africa Corps. Les assaillants auraient contraint parents et voisins à assister à la décapitation d’un oncle avant d’entraîner l’adolescente sous la toile d’une tente, pendant qu’une…
Ce qu’il faut retenir La Suède réduit drastiquement son aide bilatérale à quatre États africains afin de libérer 10 milliards de couronnes pour soutenir l’Ukraine, tandis que la Norvège augmente sa contribution au fonds d’urgence des Nations unies. Derrière cet écart nordique, des conséquences concrètes : fermeture d’ambassades suédoises au Liberia et au Zimbabwe, pressions budgétaires accrues pour les programmes de développement, mais opportunités élargies pour les opérations humanitaires du CERF au Soudan, en RDC et au Tchad. Contexte : l’aide nordique en Afrique La coopération suédoise s’était structurée dès les années 1970 autour du soutien aux services sociaux de…
Ce qu’il faut retenir du plaidoyer Réunis à Brazzaville autour de la délégation européenne, acteurs publics, société civile et experts ont lancé un pressant signal: pour protéger durablement les enfants des rues, un financement pérenne, piloté et suivi, doit rejoindre la panoplie des politiques publiques congolaises. Ce qu’il faut retenir: l’appel, formulé en clôture de la Quinzaine des droits humains, vise un budget consacré à la prise en charge, à la réinsertion et au suivi des mineurs vulnérables, afin d’éviter des réponses ponctuelles dépendantes d’ONG ou d’aides extérieures. Contexte national des droits de l’enfant Le Congo dispose d’une loi de…
Ce qu’il faut retenir À Brazzaville, le ministre Aimé Ange Wilfrid Bininga a choisi la Journée internationale des droits de l’Homme pour dresser un tableau d’ensemble : l’État consolide un socle fait de paix, de liberté et d’égalité, vecteur de cohésion et de progrès partagé. Le membre du gouvernement s’est aligné sur le thème mondial « Droits humains, nos essentiels de tous les jours ». Il rappelle que la vision du président Denis Sassou Nguesso érige la sécurité comme condition première de l’exercice de chaque droit fondamental, du vote au soin médical. Contexte international La commémoration de ce 10 décembre…
Ce qu’il faut retenir L’avancée des rebelles M23 dans la ville d’Uvira, tout près de la frontière burundaise, marque une rupture majeure pour la sécurité des Grands Lacs. Le fragile accord de paix vacille. Au nord de l’Afrique, Fès compte 22 morts après l’effondrement de deux immeubles. Parallèlement, les jeunes talents féminins en sciences sont honorés par le programme L’Oréal-UNESCO. Uvira, nouvelle ligne de front Les combattants M23, appuyés par le Rwanda, ont fait leur entrée dans Uvira, cité stratégique de l’est de la République démocratique du Congo. L’événement met brutalement fin à la relative accalmie acquise grâce à l’accord…
Ce qu’il faut retenir Ce qu’il faut retenir : Washington, Bruxelles et huit capitales européennes pressent Kigali et le M23 de cesser leur avancée vers Uvira, cité stratégique du Sud-Kivu. Les chancelleries redoutent une contagion régionale, alors que les drones armés redéfinissent l’équilibre militaire dans l’Est congolais. Pressions occidentales sur Kigali Dans un rare communiqué conjoint, États-Unis, Union européenne, Belgique, France, Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni, Danemark, Suède et Suisse exigent l’arrêt immédiat de l’offensive du M23 et le retrait des Forces de défense rwandaises du territoire congolais, notamment au sud du lac Kivu. Le texte fait écho aux engagements signés quatre…
Ce qu’il faut retenir L’avancée du mouvement rebelle M23 vers la ville d’Uvira dans l’est de la République démocratique du Congo ravive les inquiétudes sécuritaires régionales, trois jours seulement après la signature d’un accord de principe entre Kigali et Kinshasa à Washington pour relancer la feuille de route de Luanda. Le même jour, la Cour pénale internationale a condamné l’ancien chef janjawid Ali Muhammad Ali Abd-Al-Rahman à vingt ans de prison pour les crimes commis au Darfour, tandis que la Tanzanie mobilisait forces de l’ordre et armée afin d’endiguer des manifestations prévues pour la fête de l’Indépendance. Contextes régionaux L’est…
Ce qu’il faut retenir Sous les ors du palais présidentiel d’Abidjan, Denis Sassou Nguesso a salué la prestation de serment d’Alassane Ouattara, réélu avec 89,77 % des suffrages. Ce déplacement illustre la volonté du Congo-Brazzaville de consolider un partenariat stratégique avec la Côte d’Ivoire, poids lourd économique de l’Afrique de l’Ouest. Diplomatie Congo–Côte d’Ivoire renforcée Les deux capitales entretiennent depuis trois décennies une collaboration discrète mais régulière, marquée par des visites de haut niveau et des accords sectoriels. L’invitation adressée à Brazzaville témoigne d’une confiance réciproque, jugée précieuse dans un contexte régional traversé par des incertitudes sécuritaires. « Nos pays…
Ce qu’il faut retenir La célébration de la Journée internationale de lutte contre la corruption, observée le 9 décembre, trouve à Brazzaville un relief particulier en 2025 : la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption place la jeunesse au cœur d’une mobilisation sans précédent. Sous le slogan « Oui à l’intégrité, la corruption ne passera pas par moi », les équipes de la HALC multiplient ateliers, hackathons et débats scolaires afin de transformer les jeunes du statut de victimes potentielles à celui d’acteurs résolus de la transparence. La jeunesse, pivot de la stratégie nationale L’extension de l’« année de…
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