Auteur/autrice : Dieudonné Zingoumba

Ce qu’il faut retenir L’arrivée d’Emmanuel Macron à Libreville marque la première visite d’État française depuis la transition politique survenue l’an dernier au Gabon. Paris entend refonder une relation plus équilibrée, tandis que le général Brice Oligui Nguema cherche des partenaires capables d’accompagner son calendrier de réformes et de sortie de crise. Si l’armée française a réduit ses effectifs à Libreville, notamment après la fermeture de certaines bases au Sahel, elle conserve un détachement de coopération et reste l’un des principaux formateurs des forces gabonaises, confirmant une présence qualifiée à Paris de « compacte mais stratégique ». Un déplacement chargé…

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Ce qu’il faut retenir Un tête-à-tête s’est tenu à Brazzaville entre Denis Sassou Nguesso et Huang Xia, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la région des Grands Lacs, afin de passer en revue l’évolution sécuritaire dans cet espace stratégique africain. Les deux personnalités ont réaffirmé l’urgence de solutions concertées, rappelant les conclusions du sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs à Kinshasa et soulignant qu’un leadership africain solide demeure la clef pour répondre aux défis sécuritaires et humanitaires persistants. Contexte sécuritaire régional Au cœur des échanges, la situation à l’est de la République…

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Ce qu’il faut retenir sur l’enveloppe de 1,5 milliard € Paris a réuni bailleurs africains et partenaires techniques autour d’un impératif : réduire l’urgence humanitaire dans les Grands Lacs. Au terme de la conférence, plus de 1,5 milliard € ont été promis pour des médicaments, des denrées et des appuis visant à redonner aux communautés leur autonomie alimentaire et économique. Contexte sécuritaire et humanitaire sous tension L’est de la République démocratique du Congo reste marqué par les déplacements massifs provoqués par les groupes armés du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Selon l’ONU, environ sept millions de Congolais vivaient encore déplacés en…

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Johannesburg accueille le premier G20 africain Ce qu’il faut retenir : à Johannesburg, les vingt principales économies mondiales, malgré l’absence de délégation américaine de haut niveau, ont signé une déclaration de trente pages appelant à la paix, à la réforme financière et à la sécurisation des minéraux stratégiques, offrant à l’Afrique un espace diplomatique inédit. Pour la présidence sud-africaine, obtenir un texte commun dès l’ouverture représentait un objectif symbolique fort : confirmer que le premier G20 tenu sur le sol africain pouvait dépasser les tensions et produire une feuille de route, malgré le boycott formel des États-Unis. Contexte : Washington proteste…

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Ce qu’il faut retenir Le sommet du G20 ouvert à Johannesburg a surpris par l’annonce d’une déclaration consensuelle dès la première matinée, sans la présence physique des États-Unis. Pour l’Afrique, et notamment le Congo-Brazzaville, ce signal renforce l’idée qu’un Sud plus audible peut influencer l’agenda mondial. Consensus inédit à Johannesburg Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a livré une vibrante ode au multilatéralisme, saluant un travail « d’un an » impliquant chaque capitale. Son discours vise à montrer que la première présidence africaine du G20 peut délivrer des résultats tangibles, malgré les rivalités géopolitiques. Dans la déclaration de trente pages publiée…

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Ce qu’il faut retenir L’appel de l’opposant Issa Tchiroma Bakary à une journée « ville morte » devait mettre le Cameroun en pause. Au final, Yaoundé, Douala et les principales agglomérations ont fonctionné quasi normalement, signe d’un rapport de force qui évolue entre rue, autorités et acteurs économiques. Yaoundé et Douala poursuivent leur rythme À l’aube, les artères de Yaoundé ont vu affluer taxis jaunes, parents pressés, écoliers en uniforme. Les administrations ont ouvert à l’heure officielle, pendant que les échoppes du marché Central négociaient poissons fumés et kérosène sans interruption notable, selon des commerçants rencontrés sur place. Même atmosphère…

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Ce qu’il faut retenir De Maurice au Gabon, Emmanuel Macron déroule une tournée de quatre pays pour défendre « un partenariat plus équilibré » avec l’Afrique, centré sur la jeunesse, l’économie et la mémoire partagée, conformément à la ligne élyséenne d’un renouvellement du narratif franco-africain. Escales de l’océan Indien à l’Atlantique Le chef de l’État français a ouvert le bal à Port-Louis, vantant la coopération climatique de l’océan Indien. Il doit ensuite défendre l’industrie verte en Afrique du Sud, consolider les filières agricoles en Angola et retrouver Brice Oligui Nguema à Libreville. Chaque étape, assure l’Élysée, vise à montrer une…

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Ce qu’il faut retenir Faustin-Archange Touadéra sollicite, le 28 décembre, la confiance des Centrafricains pour un troisième mandat. Malgré le boycott annoncé d’une partie de l’opposition, le chef de l’État met en avant le retour progressif à la sécurité et l’ouverture soutenue d’investissements russes et émiratis. Bangui revendique une baisse des exactions de groupes armés, attribuée à la coopération militaire avec Moscou et au déploiement constant de contingents bilatéraux. L’économie, encore sous perfusion, profite néanmoins d’un rebond minier et d’un encadrement budgétaire suivi par Abou Dhabi. Calendrier électoral sous tension Le scrutin présidentiel et législatif est fixé durant la trêve…

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Ce qu’il faut retenir Kinshasa a accueilli le 15 novembre 2025 le 9ᵉ Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs. L’événement a consacré la passation de présidence entre l’Angola et la République démocratique du Congo. Félix Tshisekedi, Président de la RDC, succède ainsi à João Lourenço. Dans son discours inaugural, il a insisté sur un objectif central : faire de la stabilité régionale le fil rouge de son mandat à la tête de la CIRGL. Kinshasa, scène diplomatique majeure Le choix de Kinshasa comme ville hôte a donné à la…

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Ce qu’il faut retenir Depuis 2016, l’opération Safe Corridor offre aux ex-combattants de Boko Haram et de l’ISWAP une voie de sortie. Déradicalisation, formation et suivi communautaire dessinent un second front décisif pour contenir une insurrection encore active dans le nord-est nigérian. Le gouvernement fédéral revendique plus de 100 000 redditions depuis 2021. Pourtant, la réintégration ne se décrète pas: ex-bourreaux, victimes et autorités locales doivent composer avec la peur, la stigmatisation et l’incertitude d’une paix qui reste fragile. Au cœur du programme Safe Corridor Installé dans le camp militaire de Mallam Sidi, le programme fédéral associe soldats, psychologues, imams…

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