Auteur/autrice : Dieudonné Zingoumba
Ce qu’il faut retenir La poignée de main échangée mardi à Kinshasa entre Isaac Herzog et Félix Tshisekedi marque un nouveau palier dans la stratégie africaine d’Israël, alors que la République démocratique du Congo espère sécuriser des soutiens technologiques et diplomatiques à l’approche de scrutins décisifs pour son avenir. En moins de vingt-quatre heures, le président israélien aura visité Lusaka puis Kinshasa, illustrant une diplomatie du temps court mais du message fort : bâtir, au sud du Sahara, un réseau d’alliances capable de soutenir ses positions sur les dossiers globaux, du Sahel à l’ONU. Kinshasa, escale stratégique pour Jérusalem L’avion…
Violences post-électorales au Cameroun Quatre jours après la prestation de serment de Paul Biya pour un huitième mandat, Douala, Yaoundé et plusieurs villes de province pansent encore leurs plaies. Barricades calcinées, commerces fermés, forces de sécurité déployées : la crise post-électorale camerounaise s’invite de nouveau au cœur de l’actualité régionale. Selon plusieurs organisations de la société civile, environ quarante décès auraient été enregistrés et des centaines de blessés soignés dans des hôpitaux débordés. Les autorités, elles, refusent pour l’instant de confirmer ce bilan, évoquant la nécessité d’une vérification croisée avant toute communication officielle. Ce qu’il faut retenir de la crise…
Ce qu’il faut retenir Le premier jour du procès de Sylvia Bongo Ondimba et de son fils, Noureddin Bongo Valentin, a marqué l’ouverture d’une séquence judiciaire inédite à Libreville. Douze proches de l’ancien palais présidentiel doivent répondre de détournements présumés de centaines de milliards de francs CFA. Pour la transition gabonaise, la semaine d’audience est l’occasion d’afficher une rupture avec les pratiques imputées au « système Bongo » depuis l’AVC de l’ancien chef de l’État en 2018, tout en rassurant partenaires économiques et opinion publique sur la solidité de l’État de droit. Contexte régional et politique Le dossier s’inscrit dans…
Relations Congo-Angola : ce qu’il faut retenir Luanda célèbre le cinquantenaire de son indépendance en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, fraîchement revenu de la COP30. Cette visite, hautement symbolique, réaffirme le rôle de Brazzaville dans la stabilité d’Afrique centrale et souligne la vitalité d’un partenariat transfrontalier né il y a un demi-siècle. Entre cérémonies militaires, concerts et hommages aux vétérans, le chef de l’État congolais multiplie les échanges bilatéraux avec son homologue angolais João Lourenço. Objectif assumé : consolider des accords énergétiques, sécuritaires et climatiques dans un contexte régional marqué par l’intensification des défis frontaliers terrestres et maritimes.…
Ce qu’il faut retenir La fête de l’Unité populaire, célébrée le 4 novembre à Brazzaville, a rappelé la profondeur du lien russo-congolais. Devant diplomates, étudiants et entrepreneurs, l’ambassadeur Ilias Iskandarov a exhorté à « préserver la solidarité, l’unité et la paix civile » dans les deux pays. Aux côtés du diplomate, la directrice de la Maison russe, Maria Fakhrutdinova, a salué la diversité culturelle congolaise et décrit la journée comme « la fête de l’unification de toutes nos forces ». L’événement illustre l’évolution d’un partenariat qui dépasse désormais l’histoire militaire. Contexte historique des liens russo-congolais Les premières relations entre Brazzaville…
Ce qu’il faut retenir sur l’urgence réfugiés Près d’un million de personnes ont franchi la frontière est du Tchad depuis que la guerre entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide a éclaté en avril 2021, selon le HCR. Les capacités d’accueil, déjà limitées, atteignent un point critique, avertissent les humanitaires. Contexte d’un conflit qui s’enlise au Soudan Malgré plusieurs médiations, les combats se poursuivent de Khartoum au Darfour. Les civils soudanais fuient surtout vers l’ouest en raison de la proximité géographique et de liens communautaires avec le Wadi Fira tchadien, expliquent les analystes de l’Institute for Security Studies.…
Investiture à Yaoundé: images et symboles Sous le dôme émeraude de l’Assemblée nationale, Paul Biya, 85 ans révolus, a prêté serment pour un huitième mandat, scellant quarante années d’un pouvoir que Yaoundé présente comme un pilier de stabilité dans un Sahel tourmenté. Des salves d’artillerie ont ponctué la prestation de serment, retransmise en direct sur la Cameroon Radio Television, tandis que les officiels, invités étrangers et chefs coutumiers arboraient tissus wax chatoyants, médailles et képis rouges, dans un protocole millimétré digne des plus fastueuses investitures africaines. Dans son adresse, le chef de l’État a promis de « revigorer l’économie, consolider…
Ce qu’il faut retenir Le Sénat et le Conseil supérieur de la liberté de communication viennent de réaffirmer, à Brazzaville, une coopération jugée stratégique pour consolider la démocratie congolaise. Au menu : régulation équilibrée de l’information, formations pour journalistes et accès équitable des partis aux médias publics. Contexte institutionnel Installé depuis deux mois et demi, le nouveau collège du Cslc, présidé par Médard Milandou Nsonga, multiplie les visites auprès des pouvoirs publics pour présenter ses missions et clarifier son approche de la régulation médiatique, un secteur vital dans un pays où plus de cent organes opèrent. Face à lui, le…
Ce qu’il faut retenir Parti des caravanes de chameaux du désert, Mohamed Hamdan Dagolo, alias Hemedti, dirige aujourd’hui les Forces de soutien rapide, milice devenue acteur clé du conflit soudanais. Sa fortune, ses appuis du Golfe et son contrôle de l’or lui offrent un pouvoir que l’armée peine à endiguer. Des marchés de chameaux au premier Kalachnikov Enfant du clan Mahariya, établi au Darfour dans les années 1980, Hemedti quitte précocement l’école et traverse le Sahara pour acheter et vendre des chameaux jusqu’en Libye. Le vide sécuritaire forge son instinct de survie et ses premiers liens avec les milices Janjawid.…
Ce qu’il faut retenir La conférence parisienne de soutien à la paix dans la région des Grands Lacs a débouché sur une enveloppe de 1,5 milliard d’euros destinée aux plus vulnérables. Médicaments, denrées et moyens de subsistance doivent renforcer l’autonomie alimentaire et économique de millions de foyers. Sous l’impulsion du président français Emmanuel Macron, Paris entend relancer la coopération Nord-Sud tout en respectant la souveraineté des États riverains. L’annonce intervient alors que le plan humanitaire onusien, évalué à 2,5 milliards d’euros, n’était financé qu’à 16 %. Contexte régional des Grands Lacs La région couvre principalement la République démocratique du Congo,…
Centrafrique News 2025 – Tous Droits réservés.