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    USA-Venezuela : impact limité sur le pétrole

    De Alexis Ndokejanvier 4, 20264 Mins de Lecture
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    Ce qu’il faut retenir

    Le bras de fer entre Washington et Caracas, relancé par les sanctions renforcées et l’opération américaine annoncée à Caracas, n’a pas enflammé le marché pétrolier. Malgré le statut du Venezuela comme premier détenteur de réserves, les prix du Brent oscillent toujours autour de 60 dollars.

    Professeur et expert international, Abderrahmane Mebtoul rappelle que l’équilibre offre-demande mondial, la transition énergétique et la lente reprise économique pèsent davantage que la géopolitique immédiate. Les pays très dépendants de la rente, Afrique comprise, doivent donc se préparer à une phase durablement modérée des prix.

    Un marché saturé face au choc diplomatique

    Depuis 2024, la production mondiale tourne autour de 104 millions de barils par jour, un pic rarement dépassé. L’OPEP ne couvre qu’un tiers du volume et plus de la moitié des barils provient d’acteurs hors groupe, comme les États-Unis, le Canada ou le Brésil.

    Dans ce contexte, le retournement brutal attendu après la « capture » du président Nicolás Maduro, relayé par Donald Trump, ne s’est pas matérialisé. Les traders avaient déjà intégré le scénario du blocus, tandis que les stocks stratégiques de l’Agence internationale de l’énergie restent confortables.

    La demande mondiale n’offre pas de soutien haussier. Le FMI projette une croissance de 3,1 %, l’OCDE 2,9 %. La Chine, moteur clé, glisse sous les 5 %. Les raffineries asiatiques se tournent vers de nouveaux mélanges, concurrençant indirectement le brut lourd vénézuélien.

    Les réserves vénézuéliennes, géant endormi

    Avec près de 300 milliards de barils estimés, l’Orénoque dépasse les gisements saoudiens. Pourtant la production plafonne à 900 000 barils par jour, faute d’investissements, de maintenance et de technologies adaptées au pétrole extra-lourd. Le pays importe même des diluants pour l’exportation.

    En dépit de cette richesse, le PIB 2024 avoisine 83 milliards de dollars et l’hyperinflation érode les gains. Plus de 95 % des devises proviennent des hydrocarbures. Mebtoul souligne que sans gouvernance robuste, les ressources naturelles restent un « cadeau empoisonné ».

    La dette extérieure, estimée à 164 milliards de dollars, représente jusqu’à 160 % du PIB. Le retrait des majors occidentales et les sanctions limitent l’accès aux financements. À court terme, même une levée partielle de l’embargo ne ferait pas bondir l’offre de manière significative.

    L’OPEP+ et la mosaïque des producteurs africains

    En parallèle, l’Arabie saoudite dispose d’une capacité de réserve qu’elle active selon ses objectifs budgétaires. Riyad pourrait compenser une baisse vénézuélienne en quelques semaines. La Russie, membre clé d’OPEP+, maintient plus de 10 millions de barils jour malgré les perturbations logistiques.

    Côté africain, de nouvelles découvertes en Namibie, Côte d’Ivoire, Sénégal ou Mauritanie redessinent la carte énergétique. Libye, Nigeria, Algérie et Angola concentrent toujours 87 % des réserves africaines. La montée en puissance de ces producteurs ajoute des coussins de sécurité supplémentaires pour le marché.

    Pour le gaz, Nigeria et Mozambique dépassent chacun 5 000 milliards de mètres cubes, tandis que l’Algérie reste un fournisseur majeur de l’Europe méridionale. L’éventuelle fin du conflit ukrainien pourrait rouvrir les robinets russes, pesant encore davantage sur les prix.

    Scénarios 2026-2030 pour les prix

    Les contrats à terme sur le gaz en France pointent déjà vers 23-24 dollars par mégawattheure à l’horizon 2028. Pour le pétrole, plusieurs banques anticipent un corridor 55-70 dollars si la croissance reste modeste et que la transition énergétique s’accélère.

    Un contrôle américain durable des champs vénézuéliens pourrait, d’ici 2027, injecter plusieurs millions de barils supplémentaires. Selon Mebtoul, l’effet cumulé ferait basculer le marché dans une surabondance comparable à celle du schiste américain en 2014.

    Un baril sous 60 dollars mettrait sous pression les budgets des États mono-exportateurs. Le Trésor nigérian, par exemple, calibre encore ses prévisions autour de 70 dollars. De leur côté, les compagnies majors pourraient ralentir leurs investissements dans les projets offshore à coût élevé.

    Et après ? Les leviers de résilience

    Pour éviter la dépendance, les pays riches en ressources accélèrent la diversification. En Afrique centrale, des programmes d’industrialisation locale des hydrocarbures, de développement de chaînes de valeur gazière et de digitalisation fiscale se consolident, avec un soutien accru des institutions régionales.

    La transition énergétique offre aussi des filets. L’essor du solaire et de l’hydroélectricité, couplé à des obligations vertes, attire des capitaux internationaux. « La vraie richesse, c’est le capital humain », rappelle Mebtoul, citant le modèle suisse et japonais comme références d’économie sans pétrole.

    À moyen terme, le choc USA-Venezuela reste avant tout un rappel : le prix du baril répond d’abord aux fondamentaux, ensuite aux manœuvres géopolitiques. Dans ce jeu à somme variable, la bonne gouvernance fait la différence entre vulnérabilité et résilience durable.

    Abderrahmane Mebtoul États-Unis OPEP Petroleum Industry Act Venezuela
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