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    WTO 2026: Marrakech lance l’offensive africaine

    De Alexis Ndokedécembre 11, 20255 Mins de Lecture
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    Ce qu’il faut retenir

    La réunion de Marrakech réunit seize ministres et plus de trente délégations pour harmoniser la voix africaine avant la Conférence ministérielle de l’OMC prévue à Yaoundé en 2026. Objectif affiché : défendre une réforme inclusive de l’Organisation et accélérer la mise en œuvre de la ZLECAf.

    Contexte africain du libre-échange

    La Zone de libre-échange continentale africaine, entrée en vigueur en 2021, couvre un marché potentiel de 1,4 milliard de personnes. Cependant, seuls 5 % des échanges extérieurs africains s’effectuent encore intra-continent, signe des défis logistiques, tarifaires et réglementaires qu’il reste à lever.

    Sur fond de perturbations géopolitiques globales, l’alignement des capitales africaines devient crucial pour garantir des chaînes d’approvisionnement stables, accéder à de nouveaux financements verts et parler d’une seule voix dans les enceintes où se redessinent les règles du commerce mondial.

    Marrakech, plaque tournante du libre-échange

    En choisissant Marrakech, les organisateurs ont misé sur un hub logistique déjà connecté à l’Europe, à l’Atlantique et au Sahel. Les infrastructures portuaires de Tanger Med, couplées aux nouvelles zones industrielles de la région, illustrent le potentiel de corridors intégrés nord-sud.

    Sur le plan politique, Rabat et Maputo ont animé les débats, le Maroc présidant la séance et le Mozambique coordonnant le Groupe africain à l’OMC. Cette complémentarité a permis d’articuler des positions communes sans brouiller les sensibilités sous-régionales, notamment entre CEN-SAD, CEDEAO et CEMAC.

    Une feuille de route pour Yaoundé 2026

    Au cœur des échanges, l’échéance camerounaise de 2026 agit comme catalyseur. Les délégations se sont accordées pour finaliser d’ici la fin 2025 un projet de texte commun, intégrant les attentes en matière de traitement spécial et différencié, de transparence et de règlement des différends.

    Un calendrier détaillé fixe trois sessions techniques au Caire, à Addis-Abeba et à Kigali afin de consolider les positions avant Yaoundé. Chaque étape doit aboutir à un document public permettant aux parlements nationaux et au secteur privé de suivre la progression des négociations.

    Réformer l’OMC avec une boussole développementale

    Sur la réforme de l’OMC, l’Afrique revendique une approche centrée sur le développement, qui maintienne la flexibilité pour les pays à faible revenu. Les ministres ont insisté sur la nécessité de préserver un Organe de règlement des différends pleinement opérationnel et fondé sur le consensus.

    Ils demandent également que les notifications commerciales soient simplifiées, afin que les administrations disposant de ressources limitées puissent soumettre leurs données dans des délais réalistes. Selon eux, la transparence ne doit pas devenir un obstacle bureaucratique supplémentaire pour les États en quête d’industrialisation rapide.

    Agriculture et sécurité alimentaire prioritaires

    Le dossier agricole a cristallisé l’attention. Plusieurs délégations ont défendu la suppression des subventions distorsives accordées par certains partenaires du Nord, accusées de fragiliser les filières locales de riz, de cacao ou de coton. L’enjeu est double : souveraineté alimentaire et création d’emplois ruraux.

    Services et e-commerce, nouvelles frontières

    Sur le commerce des services et le numérique, les échanges ont porté sur la réduction des frais de roaming intra-africain et la localisation sécurisée des données. Les acteurs conviennent qu’un cadre harmonisé de cyber-régulation est indispensable pour attirer les investissements dans les fintechs et l’e-santé.

    Entreprises privées, catalyseurs de la ZLECAf

    Les dirigeants d’entreprise, réunis dans le cadre du Forum, voient dans la ZLECAf une opportunité concrète de diversifier leurs marchés. Hassan El Khatib, ministre égyptien de l’Investissement et du Commerce extérieur, a salué « la participation record des capitaines d’industrie venus d’Alexandrie à Laâyoune ».

    Le responsable a rappelé que les échanges égypto-marocains avaient progressé l’an dernier, tirés par la filière automobile. Les deux capitales se sont engagées à lever les entraves douanières restantes et à digitaliser les procédures, offrant un précédent utile pour d’autres corridors commerciaux sur le continent.

    Scénarios pour le continent

    Plusieurs scénarios se dégagent pour les mois à venir. Le premier, optimiste, verrait l’Union africaine obtenir l’wp-signup.php formelle du traitement spécial et différencié à l’ordre du jour de Yaoundé, facilitant une adoption rapide. Le second suppose un compromis partiel, conservant certaines flexibilités sectorielles.

    Un troisième scénario, moins favorable, aboutirait à un report de décisions clefs vers 2027, sous l’effet des élections dans plusieurs membres du G20. Les négociateurs africains veulent éviter cet écueil en multipliant les alliances croisées, notamment avec les petits États insulaires et le G33.

    Et après ?

    Reste la mise en œuvre. Les ministres ont plaidé pour la création d’un tableau de bord continental, mis à jour trimestriellement, afin de suivre les engagements pris. La Commission de l’Union africaine devrait en assurer la coordination technique, avec l’appui de la Banque africaine de développement.

    À moyen terme, la priorité sera le financement des infrastructures douanières numériques, dont le coût est estimé à 5 milliards de dollars. Plusieurs partenaires ont déjà manifesté leur intérêt pour des montages public-privé, signe que la dynamique enclenchée à Marrakech dépasse le cadre déclaratoire.

    Les observateurs appellent enfin à une campagne de sensibilisation destinée aux PME, souvent peu informées des préférences tarifaires. Sans leur implication directe, préviennent-ils, les engagements macroscopiques risquent de demeurer lettre morte dans les entrepôts de Douala, de Pointe-Noire ou de Durban.

    AfCFTA Hassan El Khatib Marrakech OMC Yaoundé 2026
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